“Le siècle des pionnières”

paritéComment les femmes de la génération Y voient-elles le monde?
Réponse : Légèrement plus optimiste que les femmes des générations plus âgées… selon une nouvelle étude intitulée “Women, Power & Money”.
L’étude, commandée par l’agence de relations publiques FleishmanHillard, analyse l’attitude des hommes et des femmes vis-à-vis des marques, le processus décisionnel et l’équilibre travail-vie personnelle.
Les chercheurs ont mené une enquête en trois volets, qui comprenait des entretiens exploratoires avec les hommes et les femmes, plus de 4 500 sondages en ligne avec des participants aux États-Unis, en France, Allemagne, Chine et en Grande-Bretagne, ainsi qu’une série d’entretiens individuels, plus en profondeur, avec des femmes aux États-Unis et dans le monde.
Le rapport fait un focus particulier sur les femmes de la « génération Y », définies comme des personnes aujourd’hui âgées entre 21 et34 ans.
Les principaux enseignements à retenir :
70% des femmes de la génération Y se décrivent comme «intelligentes», comparativement à seulement 54% des hommes de la génération Y et 60% des femmes plus âgées. Ceci démontre que les femmes de la génération « Millenium » se sentent plus compétentes – ou tout du moins plus disposées à reconnaître leur propre intelligence – que les générations précédentes.
Les femmes de la génération Y interrogées s’avouent également plus enclines que les femmes d’autres générations à voir le monde sous un œil plus égalitaire/paritaire.

Le père en congé parental, ce héro !

père congé parentalJe parle en connaissance de cause. Mon mari a pris un congé parental à la naissance de mes jumeaux. Jeune entrepreneuse, il m’a en effet fallu faire le choix de pérenniser mon entreprise, pour donner un avenir plus sûr à ma famille. Certes, choisir, c’est renoncer. Renoncer de passer ce temps précieux du congé parental aux côté de mes enfants. Renoncer de profiter pleinement d’eux. J’ai laissé à mon mari la libre décision d’opter pour ce congé et aujourd’hui, tout va bien ; mes enfants (ainsi que mon mari qui s’en est remis!), qui comptent plus que tout pour moi et mon entreprise, dans laquelle je m’épanouie pleinement et qui me permet d’envisager l’avenir sereinement. Malgré les concessions que cela implique.
C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité consacrer mon billet du jour à une étude publiée le 24/06/2013 par l’Insee qui montre toute l’étendue du chemin à parcourir. Après une naissance, plus d’une mère sur deux (55 % précisément) a réduit ou interrompu son activité professionnelle au moins un mois (au-delà du congé maternité). Seul un homme sur neuf (12 %) va au-delà de son congé de paternité.
Etre père en congé parental, c’est encore aujourd’hui être considéré comme un héros. Par la gente féminine en tout état de cause. L’illustration peut en être faite avec la présence de Ian Zakrocki au Women’s Forum Brazil. Cet heureux papa en congé parental a marqué de sa présence et insufflé une énergie toute positive à la manifestation. Ian Zakrocki a fait le voyage pour Sao Paulo avec son bébé et sa femme, Krista J. Pilot, directrice en charge de la stratégie de la communication du groupe Pepsi. Le couple revendique le droit à une parentalité assumée et moderne !
 

Existe-t-il un impact du genre managérial dans les performances de l’entreprise ?

mixitéLes femmes seraient-elles de meilleurs dirigeants que les hommes ? Là n’est pas vraiment la question. Les femmes, sont des leaders comme les autres !
Si Lehman Brothers s’était appelé Lehmans Sisters, la banque n’aurait pas fait faillite” ! Une plaisanterie bien connue des milieux financiers au moment de la crise !
Alors, les femmes, sont-elles des leaders plus perfomantes que les  hommes ? Dans un rapport de 2012, intitulé « Les femmes dans les instances de décision économique au sein de l’UE : rapport de suivi », la Commission Européenne a listé plusieurs études allant dans ce sens. Catalyst, un cabinet de conseil américain, conclue son analyse en soulignant le fait que les entreprises comptant une forte proportion de femmes au sein de leurs organimses décisionnels réaliseraient 42% des bénéfices en plus et leurs capitaux investis afficheraient un rendement supérieur de 66% (« the Bottom Line : Corporate Performance and Women’s representation on Boards » 2007).
“Femmes à la barre, entreprises à flot !”, conclut également une étude du cabinet de conseil américain Zenger Folkman: les cadres féminines seraient considérées par leurs collègues, subordonnés directs ou supérieurs, hommes et femmes, comme de meilleures dirigeantes que leurs homologues masculins. Cette aptitude au leadership des femmes serait lié à un style de management différent de celui des hommes. Comme l’indique une autre étude de Catalyst : « Les femmes font attention et les hommes tranchent » (2005).
Certes, les recherches sur les atouts des femmes managers ne cessent de fleurir. Comme dans cette étude américaine, qui voit dans les dirigeantes un rempart anticrise, grâce à leur prudence et altruisme face aux risques financiers. Ou dans une enquête du cabinet McKinsey, pour qui la présence des femmes au sommet est un gage de bénéfices: un management composé de plus de trois femmes augmenterait la rentabilité de l’entreprise.
Mais faut-il vraiment s’y fier ?