10 conseils pour réduire son impact environnemental numérique

Une nouvelle année qui commence est toujours l’occasion de prendre des bonnes résolutions. Et si en 2020, vous vous engagiez dans une démarche de réduction de votre impact sur l’environnement lié à vos usages du numérique ? 

En effet, l’utilisation des supports digitaux, s’il nous a permis d’accélérer nos échanges, de développer le travail collaboratif ou à distance et de réduire nos déplacements et notre usage du papier, il n’en est pas moins une source importante de consommation d’énergie que nous avons tendance à oublier. Le secteur numérique est responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (source Ademe ) et ce chiffre est en constante augmentation. Près de la moitié de celles-ci sont dues à nos équipements (ordinateur, smartphone, tablettes, imprimantes, box…).

Mais chacun peut contribuer à réduire l’impact environnemental lié cet usage intensif des outils numériques et participer à sa manière à améliorer les choses en modifiant ses habitudes et comportements au quotidien et surtout en prenant conscience des conséquences de ses pratiques.

10 conseils pour réduire son impact environnemental numérique :

#1 –  Éteindre ses équipements dès qu’ils sont inutilisés pendant plus d’1h
  • Penser à arrêter tous ses équipements chaque soir, notamment les box et imprimantes
  • Installer des prises avec des interrupteurs pour éviter toute consommation en veille
#2 –  Optimiser l’usage des imprimantes
  • Privilégier les imprimantes mutualisées et multifonctions avec des cartouches d’encre séparées pour chaque couleur pour optimiser la consommation d’énergie et la pollution liée aux encres.
  • Définir des réglages par défaut d’impression recto-verso et en qualité brouillon.
#3 –  Adopter de bonnes pratiques pour les mails
  • Parler à ses collègues plutôt que d’envoyer des mails. Il est souvent plus rapide de discuter de vive voix pour fixer une date de réunion avec des collègues situés à proximité, plutôt que d’échanger 5 ou 6 mails.
  • Eviter les pièces jointes volumineuses, leur préférer un espace de stockage partagé.
  • Faire le tri dans sa boite mail pour ne conserver que les dossiers indispensables (supprimer les spams, les mails de notification, les publicités…)
  • Se désinscrire de toutes les newsletters qu’on ne lit pas.
  • Eviter les envois en copie à un nombre élevé de destinataires dont la moitié ne le lira probablement pas. De même, l’utilisation du « répondre à tous » est à proscrire dans la plupart des cas.

Et si vous délaissiez le tout-puissant Google pour un moteur de recherche plus éco-responsable ?

#4 – Adopter un moteur de recherche éco-responsable
Voici quelques uns des moteurs de recherche qui se soucient de leur empreinte carbone et de l’usage des données de leurs utilisateurs :
Ecosia Partenaire de la fondation WWF, le but de cette startup allemande est d’agir en faveur de la pérennité des forêts et la biodiversité. Pour chaque requête effectuée via leur moteur de recherche, Ecosia s’engage à replanter des arbres.
Lilo Vos recherches financent gratuitement des projets environnementaux et sociaux et il affiche une empreinte carbone neutre.
Qwant Un moteur de recherche européen, conçu et hébergé en France. Il s’engage à respecter la vie privée en ne collectant pas les données personnelles de ses utilisateurs. Il présente également un bilan carbone neutre.
Ecogine Créé par 3 étudiants de l’école Polytech Nantes en 2009. C’est un moteur de recherche associatif, qui reverse ses revenus publicitaires à des associations à but environnemental choisies par les internautes. De plus, il compense le CO2 consommé par les data-centers, les serveurs et le terminal sollicités par l’utilisateur lors de ses recherches.
#5 –  Améliorer son utilisation des moteurs de recherche
  • Enregistrer dans les favoris les sites sur lesquels on a besoin de se rendre régulièrement.
  • Eviter de faire de multiples requêtes sur plusieurs moteurs de recherche pour comparer les résultats
#6 –  Prolonger la durée d’utilisation de ses équipements numériques
C’est la meilleure solution pour réduire son impact environnemental.
  • Allonger le cycle de renouvellement de ses équipements, notamment les ordinateurs et surtout les téléphones mobiles.
  • Entretenir ses équipements pour éviter des remplacements trop rapides en installant des protections antivirus et en assurant une maintenance régulière.

Passer de 2 ans à 4 ans d’utilisation d’un ordinateur ou d’une tablette réduit de moitié son impact sur l’environnement

Cycle de vie ordinateur
Cycle de vie d'un ordinateur illustré par l'Ademe
#7 – Mettre en place une politique d’achat responsable
  • Acheter des équipements numériques reconditionnés et rapporter tous les équipements que l’on utilise plus dans un point de collecte pour qu’ils soient recyclés
  • Préférer la location, si on souhaite renouveler son matériel plus régulièrement
  • Choisir un matériel adapté à ses besoins par exemple, une tablette consomme 5 à 15 kWh/an versus 30 à 100 kWh/an pour un ordinateur portable
#8 –  Choisir un hébergeur de site web et de données responsable
Quelques exemples d’hébergeurs éco-responsables :
Aonyx Une plateforme pensée et conçue dans le but d’offrir aux clients un hébergement durable et de qualité, tout en favorisant la protection de l’environnement et de la biodiversité.  Aonyx est implanté dans un bâtiment basse consommation, au cœur de l’Auvergne.
o2switch est une société 100% française. Ils possèdent leur propre Datacenter à Clermont-Ferrand. C’est un hébergeur éco-responsable qui a misé sur du matériel optimisé et un système de climatisation intelligent.
PlanetHoster est l’un des premiers hébergeurs web qui a limité son empreinte carbone. Elle alimente ainsi ses infrastructures canadiennes à l’énergie renouvelable hydroélectrique. Elle se sert aussi du grand froid canadien pour refroidir naturellement ses centres de données.
#9 –  Optimiser le stockage de ses données
  • Ne mettre sur le cloud que ce qui a besoin d’être conservé à plus long terme. Pour le reste privilégier le stockage en local.
  • Organiser son réseau et son archivage afin d’éviter de stocker en plusieurs exemplaires un même fichier, notamment les images et vidéos.
#10 –  Réfléchir à ses achats e-commerce
  • Regrouper les commandes : en anticipant ses achats et en augmentant les quantités, on diminue  l’impact lié à la livraison
  • Privilégier les points relais plutôt qu’une livraison individuelle à son entreprise si on a un besoin ponctuel

Les outils numériques continuent de se développer, notamment avec les objets connectés. Il convient pour chacun de réfléchir à ses usages et aux outils indispensables pour travailler et pour ses loisirs. Les changements proposés sont faciles à mettre en place, mais ils impliquent pour la plupart une prise de conscience et des changements de comportement. Chacun doit œuvrer pour avancer et diminuer son impact sur l’environnement.

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Etude : travailler sur Mac rend-il plus heureux ?

IBM, dans le cadre d’un programme mené depuis 2015, publie chaque année une étude qui démontre qu’il est plus efficace d’utiliser un parc informatique MAC que PC. 

Vous êtes plutôt Mac ou plutôt PC ?

L’éternel sujet qui fait encore largement débat dans les services informatiques quand il s’agit d’évoquer l’équipement idéal dans les entreprises. 

Et la question se pose dans les secteurs technologiques mais aussi de plus en plus dans les entreprises, TPE/PME qui veulent se montrer innovantes. 

Qui ne connaît pas la célèbre formule sur la transformation digitale des entreprises : “On veut faire les entreprises de demain avec les outils d’hier”. 

D’après l’étude menée par IBM et relayée par Siècle Digital le 15 novembre dernier, IBM constate que la mise en place de 290 000 terminaux “Apple” au sein de ses équipes internes a eu un effet très positif sur la performance et sur la satisfaction de ses collaborateurs.

Transformation digitale PME
Une performance accrue chez les salariés équipés d’un MAC

C’est à l’occasion de la Jamf Nation User Conference (JNUC) qui se déroulait du 12 au 14 novembre 2019 à Minneapolis (Minnesota), qu’IBM a fait part des résultats de son étude. 

La différence se mesure au niveau de l’efficacité des équipes, avec des performances commerciales accrues chez les utilisateurs d’ordinateurs Apple qui sont 22% plus performants sur les ventes que les utilisateurs de PC sous Windows, l’OS de Microsoft. 

Même constat sur la valeur des contrats vendus qui est supérieure de 16% chez les salariés équipés en MAC que chez les utilisateurs de PC sous Windows, l’OS de Microsoft. 

Les salariés équipés d’un ordinateur Apple sont plus “heureux”

Au-delà de l’amélioration des performances, IBM souligne également que la satisfaction de ses salariés travaillant sur Mac est plus importante. 

D’après l’étude, équiper ses collaborateurs d’un MAC engendrerait une meilleure rétention des collaborateurs. Ces derniers sont 17% moins susceptibles de quitter IBM que les utilisateurs de Windows. 

D’après Fletcher Previn, DSI d’IBM, :

Chez IBM, les employés travaillant sur Mac sont moins tentés de quitter l’entreprise et, comparativement aux utilisateurs de PC, ils dépassent les objectifs de performance”

Enfin, les salariés équipés en macOS sont satisfaits du choix de logiciels tiers chez IBM : seulement 5% des utilisateurs de macOS demandent des logiciels supplémentaires, contre 11% des utilisateurs Windows”.

 
Pour la gestion informatique des flottes, Apple est plus simple et économique 

La migration sur Mac s’est passée très simplement, avec une optimisation des équipes informatiques en charge du parc informatique. 

7 experts veillent au bon fonctionnement des 290 000 périphériques MAC OS, contre 20 experts pour le même nombre de périphériques Windows

Pour le support de Windows, IBM dépense 186% de plus que pour la gestion de son parc MAC. 

Enfin, IBM indique que 98 % de ses utilisateurs Mac ont déclaré que la migration de Windows à MAC OS a été facile.

Vous êtes une TPE/PME ? Votre organisation informatique est-elle à la hauteur de vos enjeux commerciaux et RH ?
Vous souhaitez motiver vos équipes et accélérer votre transformation digitale ? 

Hillary Clinton, une FEMME dans l’arène des présidentielles US

 
Le 8 novembre 2016, Barack Obama, le premier président noir américain, cèdera son siège au 45eme président des Etats-Unis.
Le président sera-t-il finalement unE PrésidentE ?
En novembre 2015, à un an des élections présidentielles, Slate.fr nous expliquait pourquoi Hillary Clinton serait élue Présidente des Etats-Unis d’Amérique. Notamment parce qu’elle est une femme.
Un sondage de Gallup, publié en juin 2015, indiquait en effet que plus de neuf Américains sur dix se disent prêts à voter pour une femme à la prochaine présidentielle.
Présage ?
Quels pronostics à 9 mois des élections, alors que la campagne des primaires bat son plein ? L’ancienne First Lady sera-t-elle la première Présidente des Etats-Unis ? Et comment une femme candidate traverse-t-elle cette période de campagne où tous les coups sont permis, bons et mauvais ?

2016 : prendre part au changement

 
A chaque blog son billet consacré aux vœux annuels.
J’ai choisi de dédier mon premier billet 2016 à l’ambition, au leadership féminin, à la grandeur des projets, à la volonté qui dépasse la raison, celle qui fait que les choses peuvent évoluer, à la faveur d’une audace.
La question que je me pose avec vous aujourd’hui, c’est comment en 2016, changer le monde et pour ce qui nous intéresse ici, contribuer à faire évoluer la condition des femmes dans notre société ?
Car le nouvel an ne se résume pas à tenter de s’améliorer soi-même. Il doit aussi être annonciateur d’un changement du monde dans lequel nous vivons (nous voulons vivre). Et à ce changement, qui reste à écrire, nous pouvons tous et toutes y prendre part (rappelez vous, le colibris et son incroyable pouvoir !).

Petit guide pour parler non sexiste dans les services publics

Le sexisme se trouve parfois là où on ne le distingue pas clairement. Dans les choses ordinaires. Dans l’usage de la langue française par exemple.
L’Institut national de la langue française avait justement référencé, dès 1999, quelque 2000 titres, grades, fonctions et métiers en précisant leur terme masculin et féminin.
Et pourtant, qui en connaît vraiment l’existence, même dans les rangs des élus, fonctionnaires, personnels des entreprises publiques?
Guide HCEfhC’est pourquoi le HCEfh a publié le 05 novembre 2015, un guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe dans les colloques, campagnes d’affichage ou spots radios.
Au travers de dix recommandations pédagogiques, ce guide cible la communication de toutes les entités publiques, en interne comme en externe, mais pourra aussi servir d’outil à toute personne soucieuse de communiquer sans discrimination.
 
Et si les mots contribuaient aussi à agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes ?
Si l’égalité entre les femmes et les hommes est aujourd’hui promue à tous les niveaux, conformément aux engagements internationaux et européens de la France, il n’en reste pas moins qu’en 2015, la communication publique véhicule encore des stéréotypes de sexe, relève le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh).

Egalité professionnelle en Europe : peut mieux faire !

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Selon un rapport mené par le Programme EVE associé au cabinet Donzel, issu de données répertoriées à l’échelle mondiale, les femmes gagnent moins que les hommes et n’accèdent encore que trop rarement aux postes à responsabilité.
 Il y a quelques jours de cela, Zaha Hadid, première femme à recevoir la médaille d’or de l’Institut royal des architectes britanniques, en plus de 150 ans, brisait symboliquement le plafond de verre.
Un symbole mais qu’en est-il dans les entreprises à travers le monde ? Ce plafond de verre est-il toujours  présent dans nos sociétés en 2015 ?
Rapport Programme EVE/Cabinet Donzel sur l’égalité professionnelle F/H
Le tout dernier rapport du Programme EVE dresse l’état des lieux de l’égalité professionnelle à l’échelle mondiale. Les auteurs ont compilé plus de 350 données quantitatives sur le sujet.
Les chiffres le confirment. Le plafond de verre est un phénomène persistant, malgré les avancées constatées ça et là.
Les salaires des femmes sont en moyenne 18% moins élevés que celui des hommes. La conséquence d’une inégalité de traitement ? Pas seulement. A ce constat, s’ajoute le fait que les femmes peinent aussi à accéder aux postes à responsabilité. D’après le rapport, seulement 13% siègeraient aux conseils d’administration et 9% auraient le statut de PDG.

Bic enflamme la toile avec une publicité jugée sexiste

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Ca se passe en Afrique du Sud et nous sommes en août 2015, c’est la journée nationale des femmes. Bic lance sur ses réseaux sociaux une publicité destinée à promouvoir une gamme de stylos auprès des femmes actives. Jusqu’ici, tout va bien, la marque fait usage de la publicité dans un but commercial.
Oui mais voilà, le message posté à côté de la photographie d’une jeune femme à l’allure de cadre d’entreprise et du mot-clef #BonneJournéedesfemmes est quelque peu déroutant… “Sois féminine, agis comme une dame, pense comme un homme et travaille comme un patron”. Comprenez, soyez belles comme des femmes et performantes comme des hommes…

Une lecture estivale pour cultiver votre imaginaire féministe

Et devant moi le mondeJe vais vous livrer un peu de moi dans ce billet ; sans doute un des effets détonants que lire « Et devant moi le monde » de Joyce Meynard, l’autobiographie d’une femme dont la vie même est un roman.
Nul ne me connaît mieux que ma mère, pour ce qui est de mon fort intérieur, celui que nous avons cultivé ensemble lorsque j’étais petite fille. Nous avons cette particularité elle et moi que les livres qui nous bouleversent circulent de ses mains aux miennes et vice versa : «Lis ça, dit-elle en me tendant quelques livres, tu me diras ce que tu en penses ».
J’ai à la maison une pile de livres que ma mère à déposée au fil de ses passages.
Je ne lis pas autant que je le souhaiterais, mais jamais je ne peux imaginer vivre sans un livre inachevé qui m’attend sur le bord de ma table de nuit.
Parfois, c’est un déchirement pour moi de savoir que dans quelques pages seulement, un livre qui me transporte va se finir. Je voudrais qu’il ne s’arrête jamais et j’en viens même à en vouloir sévèrement à l’auteur, de me laisser là, en manque de suite à son histoire. Il m’arrive de laisser passer des journées pour prolonger le plaisir d’un bon roman… Une façon de choisir la fin de l’histoire et quand celle-ci interviendra.
C’est un peu le sentiment qui m’a transportée tout au long de la lecture du livre de Joyce Meynard, celle que la jeunesse et l’audace ont transporté sur le devant de la scène médiatique et sur le devant de sa propre scène ce vie.
J’y ai trouvé, au delà d’une histoire de vie passionnante, reliée à celui qui fut longtemps au firmament des écrivains qui m’ont boulversés, JD. Salinger, auteur de L’Attrape-Cœur, livre que j’offre à mes amies les plus intimes, un esprit féministe bouleversant.
Une vision féministe de la vie qui, même si Joyce Meynard ne le revendique pas, est bien plus que présente dans son témoignage de femme qui se débat dans un monde qu’elle veut apprivoiser avec ses propres armes : l’écriture avant tout et aussi l’indépendance acquise au fil des expériences, les enfants, les amours.

Les femmes du numérique veulent plus d’égalité professionnelle

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Un vent de mixité souffle sur le secteur du numérique, qui compte encore aujourd’hui peu de femmes.
Capture d’écran 2015-06-19 à 10.23.24La commission Femmes du Numérique du Syntec Numérique, dirigée par Véronique Di Benedetto, publie aujourd’hui son guide pratique de l’égalité professionnelle femme-homme dans le secteur du numérique.
Conçu afin d’aider les entreprises, notamment les PME, dans la mise en place de leur plan d’actions en faveur de l’égalité professionnelle, ce guide a vocation à aider les entreprises à mettre en pratique leurs obligations légales, réglementaires et conventionnelles en matière d’égalité professionnelle.
Son objectif n’est pas de rappeler la législation en vigueur, mais de donner des conseils pratiques, méthodologiques et de bon sens. Ainsi, il appartient à chaque entreprise de s’approprier le sujet et de mettre en place les solutions qui lui conviennent.
« En 2012, le secteur du numérique comptait seulement 27% de femmes, contre 48% pour le reste de l’économie », souligne  Véronique Di Benedetto dans son édito.
Pourtant l’économie du numérique et plus largement du digital est une réelle opportunité pour les femmes qui oseront entreprendre ou intraprendre dans ce secteur d’avenir.

Projet de loi de François Rebsamen sur le dialogue social ou quand le gouvernement oublie les femmes…

route femme
L’association Osez le féminisme s’insurge sur son site contre le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi porté par le Ministre du Travail François Rebsamen qui « prévoit de déconstruire, entres autres, les outils fondamentaux de l’égalité professionnelle entre femmes et hommes ». L’association ajoute « Les inégalités professionnelles et salariales entre femmes et hommes sont pourtant toujours d’actualité : les femmes gagnent encore 27% de moins que les hommes, leurs carrières sont freinées par la maternité, elles occupent 80% des emplois à temps partiel et restent minoritaires dans les emplois cadres malgré un niveau moyen de formation supérieur aux hommes. Les inégalités professionnelles sont l’expression de la domination masculine; elles constituent une violence économique qui rend les femmes plus dépendantes et plus vulnérables ».
Entre cynisme et incohérence 
Ce rapport qui fut instauré dès la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 d’Yvette Roudy est obligatoire depuis la loi de 2001 et a été renforcé par la loi du 4 août 2014 qui durcit les sanctions à l’égard des entreprises qui ne la respecteraient pas. En revenant sur cette disposition, le gouvernement actuel, en totale incohérence, est le premier à faire marche arrière en matière d’égalité professionnelle.
On comprend mal, quand on sait en effet que les femmes représentent plus de 50% de la population française, qu’il faille remettre en cause des outils qui ont été instaurés parce que encore aujourd’hui, les clés du pouvoir sont détenues par des hommes.
Pour résumer, le projet de loi prévoit de supprimer les outils indispensable à la mesure des écarts entre les femmes et les hommes en entreprise et servant de base à la négociation collective en matière d’égalité professionnelle : le « Rapport de Situation Comparée » sur la situation des femmes et des hommes d’entreprise et la négociation dédiée.
Comment comprendre un gouvernement qui jusqu’ici a tant fait progresser le dialogue autour de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (c.f. loi-cadre plutôt ambitieuse de 2014) ? Après 43 ans de progrès législatifs en matière d’égalité femmes-hommes, ce même gouvernement s’apprête à revenir en arrière… sous couvert de simplification des obligations…Simplifions et oublions les femmes… Incompréhensible et cynique…