Leadership féminin : au secours, je perds l’équilibre entre mes valeurs et mes priorités

Affirmer votre leadership, c’est avant tout prendre conscience de vos capacités et c’est aussi vous former pour acquérir les techniques qui vont vous accompagner au quotidien dans votre environnement professionnel.

Pour vous aider à développer vos aptitudes professionnelles et gagner en confiance, Digitaly a co-développé avec 5 formatrices expertes un cycle de MasterClass dédié au leadership féminin.

Conçu comme un parcours qui se veut à la fois concret et collaboratif, il offre l’opportunité d’explorer les principaux leviers d’un leadership affirmé prenant en compte les attentes et spécificités des femmes qui veulent prendre en main leur carrière professionnelle.

Pour ce troisième atelier qui se tiendra à Nantes le mardi 13 juin prochain, nous vous proposons de poser les bases d’un bon équilibre entre vos valeurs et vos priorités.

Vous jonglez en permanence entre vos différentes vies (professionnelle, managériale, personnelle, familiale…) ?

Vous souhaitez vous accorder une pause pour revisiter vos valeurs et ce qui est vraiment important pour vous ?

Vous voulez (re)faire des choix conscients pour « mieux » équilibrer vos vies, retrouver du sens et de la cohérence ?

Cet atelier pratique d’une demi-journée  – animé par Sandrine Charpentier, fondatrice de Digitaly et Charlotte Laigo Mouiche, fondatrice du cabinet conseil en management Amalya, Consultante et coach en management et transformation – sera l’occasion de revisiter vos choix pour lieux équilibrer vos vies.

 

Leadership Féminin NantesTrois questions à Charlotte Laigo Mouiche sur les choix conscients à faire pour « mieux » équilibrer ses vies, retrouver du sens et de la cohérence ?

Concilier harmonieusement vie professionnelle et vie personnelle, n’est-pas de l’ordre du mythe ? 

Aujourd’hui nos vies personnelle et professionnelle s’accélèrent et se mélangent du fait des nouvelles technologies. Quand je suis une vidéo de microlearning dans les transports, est-ce pour nourrir ma vie personnelle ou ma carrière ?

Quand je me retrouve des anciens de mon école, via Facebook, est-ce pour le business ou pour me détendre ?

Notre tabouret de vie repose sur 4 pieds : vie professionnelle, vie personnelle, vie familiale,  vie sociale.

Je peux trouver mon équilibre sans toutes les nourrir, avec la même intensité, mais si l’une est particulièrement surinvestie ou négligée, cela peut créer des fragilités.

Concilier nos vies est donc d’autant plus essentiel, que notre environnement professionnel challenge, en permanence, notre temps et nos limites. Plus qu’un mythe, il s’agit avant tout d’un choix conscient.

Les femmes ont-elle des attentes et des besoins différents face à leurs valeurs et à la gestion de leurs priorités ? 

Les études montrent que même si les couples tendent à mieux répartir les tâches ménagères, les femmes, et notamment les mères, portent la majeure partie de la charge mentale (il faut que je pense à prendre rdv chez le dentiste pour ma fille, que je fasse les courses avant de partir en déplacement, qu’on achète un cadeau pour l’ anniversaire du copain…).

Il y a une injonction implicite de devoir réussir nos 4 vies, là où nos grands mères en sur- investissaient une seule ou 2.

Et comme nous avons lutté pour gagner le droit de travailler, de nous épanouir, la pression et les attentes sont énormes.

Il faut réussir au travail, être une bonne mère, une bonne épouse une citoyenne engagée…

L’équation est complexe, d’où  l’importance de clarifier nos priorités et ce qui fait sens pour nous.

 

Trois conseils pour travailler son équilibre entre valeurs et priorités ?

– Retrouver nos essentiels : “Cette promotion ou ce projet nourrissent-ils mon égo ou mes priorités ?”… Et se reconnecter à ce qui nous passionne et nous met en joie (personnes, projet, lieux, activités…).

– Imaginer son 100ème anniversaire (quelles personnes seraient présentes et que voudrais-je qu’elles disent de moi et de ce qu’a été ma vie ?), comment puis-je orienter mon chemin vers cette vie là ?

– Identifier ses talents, ce que j’ai de mieux en moi pour contribuer à ce qui donne du sens à ma vie.

Envie d’en savoir plus ?

Atelier #3 : Au secours, je perds l’équilibre entre mes valeurs et mes priorités
Date : mardi 13 juin – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : CCO Nantes

Vous inscrire : cliquez ici

 

#TransfoNum #PME : retour sur la conférence #CroissanceConnectée du CNnum

Le 12 avril 2017, le Conseil National du Numérique (CNnum) réunissait à Bercy les parties prenantes qui ont participé à co-construire le plan de croissance connectée des PME.

Animée par Guy Mamou-Mani, Vice-Président du CNNum et labellisée #JamaisSansElles, la conférence a marqué l’aboutissement de longs mois de travail sur le sujet de la Transformation Numérique, à l’heure de la campagne présidentielle.

Après une participation active aux tables rondes organisée en 2016, l’équipe Digitaly était présente aux côtés des experts nationaux de l’accompagnement à la transformation numérique des PME.

Ce que nous en avons retenu :

Le travail mené par le Conseil National du Numérique sur le Plan de Croissance Connectée des TPE/PME, au delà de la priorité que le sujet représente pour l’économie française, a été l’occasion d’une expérimentation à grande échelle de la méthode de co-construction avec les parties prenantes.

Pour définir le plan d’actions en faveur de cette transformation numérique des PME, des entretiens approfondis ont été effectués avec des entreprises, des auditions et des échanges avec des experts ont été réalisés, un Benchmark de 14 Pays a été compilé. Ainsi un diagnostic étayé a pu être défini et rédigé.

 

Transformation Numérique des PME : un manque d’emphase de la part des politiques publiques

Ce diagnostic a mis en exergue l’absence d’une politique publique d’envergure et le manque d’investissement public sur la transformation numérique des PME françaises.

Par la suite, plus d’une centaine d’acteurs (administration centrale, acteurs territoriaux, partenaires in- stitutionnels et économique des PME) se sont impliqués dans la construction collective de recommandations opérationnelles et prioritaires pour une véritable transformation systémique de ces 3,6 millions d’entreprises.

 

Et pourtant, une question centrale pour notre économie…

Car aujourd’hui, encore 10% des PME ne sont pas présentes sur internet et très peu se sont lancées dans la définition d’une réelle stratégie digitale de leur activité (36%). Présence en ligne, e-commerce, e-export ou marketing local : les entreprises françaises prennent un retard inquiétant. La question est centrale pour créer les conditions d’une croissance durable pour nos entreprises et les emplois qu’elles génèrent. Car pour les plus avancées dans leur transformation numérique, elles affichent une croissance 6 fois plus élevée que celles qui sont en retard.

 

Comment digitaliser rapidement nos TPE/PME ?

D’abord en accompagnant les entreprises par des actions de sensibilisation, de formations et en leur donnant les premières impulsions qui leur permettront de se lancer : témoignages des pairs, labels, dispositifs d’ambassadeurs, programmes de formation et soutiens financiers au développement digital, au national et à l’international.

C’est bien là un sujet politique pour l’avenir de notre pays, car le paysage de nos entreprises est composé à 90% de TPE/PME.

Pourtant, en matière de transition numérique, les petites et moyennes entreprises sont les grandes oubliées des pouvoirs publics. En France, les politiques publiques ont toujours ciblé soit les grands groupes, que ce soit le crédit d’impôt pour la compétitivité ou le crédit d’impôt recherche, soit, plus récemment, les start-up.

 

« Il n’y aura une transformation numérique que si nous arrivons à l’accompagner. Cela passe par un effort massif de formation, qui doit être impulsé par les politiques publiques » souligne Guy Mamou Mani, Vice-Président CNnum.

 

Les pistes prioritaires du Plan Croissance Connectée des PME

Créer un label à l’image de la French Tech, moderniser le réseau en s’appuyant sur les experts-comptables qui sont en lien quotidien avec les dirigeants des PME, créer une plate-forme de ressources sur Internet, financer des sites Web via un chèque numérique déjà développé par de nombreuses régions. Ces premières propositions s’accompagnent de recommandations des acteurs du numérique réunis au sein du Conseil National du Numérique, à retrouver ici :

https://www.facebook.com/cnnumerique.fr/videos/1345696468829613/

Des acteurs se mobilisent en région

Nombre de bonnes pratiques existent sur le terrain, à l’instar des programmes menés par les Régions Centre Val de Loire, et Grand Est qui ont été présentées durant la conférence. Preuve qu’avec une volonté politique et une implication de tous les acteurs, privés et publics, les solutions font leur preuve. La Loi Nôtre a donné aux régions de nouvelles compétences économiques.

 

Quelques bonnes pratiques :

Focus sur la Région Val de Loire

  • Etats généraux participatifs de l’économie numérique,

  • Création d’agences régionales du développement économique,

  • Salon régional du numérique,

  • Accompagnement et soutien financier des startup week-end,

  • Création d’un fonds d’investissement French Tech – Loire Vallée Invest,

  • Soutien à la médiation numérique,

  • Soutien aux formations Grandes Ecoles du Numérique,

  • Déclinaison locale du CNnum

  • Réflexion sur un chèque numérique en faveur des entreprises

Focus sur la Région Grand Est 

  • Plan d’envergure sur le Haut Débit : 1,3 Milliards d’investissement

  • Création d’un grand schéma directeur pour l’économie régionale

  • Appel à manifestation d’intérêt pour associer l’économie traditionnelle et l’économie numérique

  • Digitalisation des process à l’échelle de la région avec un label Grand Est Digital : prestations sur catalogue fournies après appel d’offres

  • E-ambassadeurs qui seront labellisés par les régions pour offrir une compétence spécifique dans le numérique. Ils seront en charge de créer des clubs d’entreprises pour animer les grands sujets de la transformation numérique

  • Objectif d’embaucher un CDO régional pour sensibiliser l’ensemble des élus à l’imprégnation du digital dans les organisations publiques

  • Plan Industrie du futur alliant industrie, artisanat, secteur agricole avec une communauté des leaders, des outils de financement, une ingénieurie spécifique.

  • Réflexion autour de l’IOT, du Big Data, de la Cybersécurité dans tous les grands projets de la Région

  • Objectif de créer un institut des métiers de demain pour préparer les collectivités aux métiers de demain

  • 11 organisations labellisées Grandes Ecoles du Numérique

Clôture des travaux par Christophe Sirugue, Secrétaire d’état à l’industrie, au numérique et à l’innovation

En conclusion de cette matinée de conférence, Christophe Sirugue a rappelé combien il reste aujourd’hui nécessaire pour notre pays de mettre en place une culture numérique, qui passe par des actions fortes comme celles menées autour de l’Industrie du Futur.

Il souligne l’importance d’adopter une vision diffusante du numérique pour notre économie, sans débat politicien.

“Un écosystème dynamique poussera à l’export et à l’internationalisation dans une démarche d’ouverture, de richesse des expériences, et ce grâce au numérique. La transformation des PME, ce n’est pas un objet politicien. Sur cet enjeu, il n’y a pas de divergence politique”.

Christophe Sirugue, Secrétaire d’état à l’industrie, au numérique et à l’innovation

Pour aller plus loin : http://up.cnnumerique.fr/WEB_CNNum_2016_Croissance%20connecte&%23769%3Be_Feuille%20de%20route.pdf

 

#SmartCityNantes : la promesse des transitions 

Lundi 3 et mardi 4 avril, Nantes accueillait le Forum des “Métropoles intelligentes” présidé par Johanna Rolland Maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole.

 

Carlos Moreno – président du Comité Scientifique du Forum international Live City – avait invité Digitaly sur l’atelier “Libérer les énergies urbaines dans tous les domaines économiques, culturels et associatifs

Animée par Corinne Bérardo, la table ronde a réuni Bertier Luyt, DG de TechStars ParisCarine Dartiguepeyrou , politologue et prospectiviste – Stéphane Juguet, Anthropologue – Francky Trichet, Adjoint au Maire de Nantes en charge de l’innovation et du numérique de Nantes et Dominique Crochu, associée de Digitaly et mentore 1Kubator.

 

Différents thèmes ont été abordés par les intervenants avec l’enjeu majeur d’installer l’humain au coeur du projet d’innovation dans cette grande période de transitions écologique et numérique que nous traversons.

Ce, avec des leviers et moyens évoqués tels que :

des débats citoyens réels pour co-construire la place des femmes et des hommes dans les projets du présent et du futur au coeur de la ville >> Rappel de la démarche du Nantes City Lab avec une expérimentation grandeur nature. Engagements sur ces thématiques de l’équipe de Johanna Rolland tenus et en cours (Francky Trichet),

–  la volonté de construire la ville du futur avec l’émotion et le ressenti. Avec la conscience d’un meilleur équilibre entre les hommes et les femmes pour la place de ces dernières (Stéphane Juguet),

la mise en place de la diversité et la mixité à tous les niveaux de la gouvernance du Sport et du monde associatif. Par des actions de mentoring telles que pratiquées dans le nouvel incubateur qui s’ouvre à Nantes – 1kubator – permettant la collaboration intergénérationnelle pour l’évolution des startups. Ainsi que l’accompagnement des femmes dans les entreprises qui ont volonté plus affirmée de diversifier les profils de leur Conseil d’administration (Dominique Crochu),

la variété des projets “techs” et notamment pour que le numérique puisse libérer l’énergie à travers les différents fondateurs et fondatrices de projets (Bertier Luyt),

la conscience du nouveau rapport au temps. La modernité d’aujourd’hui est illustrée par une information en temps réel. Une seule action peut mener à une communication sur plusieurs temporalités (Carine Dartiguepeyrou).

 

Ces échanges fructueux ont duré -avec d’autres tables rondes- toute la journée de mardi.

À retenir la forte implication des élus de la ville pour que Nantes reste aussi attractive dans ce domaine de métropole intelligente que dans les actions à mener pour pour les habitants.es.

Pour que Nantes continue d’être l’une des villes où il fait bon vivre en France.

En savoir plus sur le forum SmartCity La Tribune à Nantes : cliquez ici

 

Leadership féminin : au secours, je prends la parole en public !

Affirmer votre leadership, c’est avant tout prendre conscience de vos capacités et c’est aussi vous former pour acquérir les techniques qui vont vous accompagner au quotidien dans votre environnement professionnel.

Pour vous aider à développer vos aptitudes professionnelles et gagner en confiance, Digitaly à co-développé avec 5 formatrices expertes un cycle de MasterClass dédié au leadership féminin. 

Conçu comme un parcours qui se veut à la fois concret et collaboratif, il offre l’opportunité d’explorer les principaux leviers d’un leadership affirmé prenant en compte les attentes et spécificités des femmes qui veulent prendre en main leur carrière professionnelle.

Pour ce second atelier qui se tiendra à Nantes le 24 avril prochain, nous vous proposons d’aborder les techniques d’une prise de parole en public efficace sous l’oeil expert de Marlène Reux, formatrice consultante en communication et management. L’occasion ici de s’interroger sur la notion de charisme et sur les attentes des femmes en la matière.

 

Trois questions à Marlène Reux sur la prise de parole en public 

leadership féminin Nantes

La prise de parole en public est-elle une question de charisme ?

S’il ne fait pas tout, le charisme en est un élément essentiel de la prise de parole.

Pas de prise de parole puissante et mobilisatrice sans charisme !

On a du mal à dire ce qu’est le charisme mais on le reconnait, surtout lorsqu’il brille par son absence. Qui n’a pas vécu des présentations où une personne peut-être talentueuse, probablement experte, est incapable de faire passer ce qu’elle sait, ce qu’elle veut, ce qu’elle est ? On a du mal à l’écouter, on s’ennuie, on décroche.

Le charisme peut se définir comme un ensemble de composantes rattachées à la personnalité : une capacité à capter l’attention, à impressionner, à intéresser, à charmer, voire à fasciner.

La plupart d’entre nous pensent en être dénués, le voient comme un graal inaccessible, un talent rare avec une dimension presque surhumaine.

Mais le charisme n’est pas un don du ciel, même si certaines personnes par leur talent, leur milieu ou leur éducation l’ont développé depuis l’enfance. Nous sommes tous, à un degré ou un autre, doté de charisme. Nous avons tous en nous les graines d’un charisme personnel qu’il suffit de cultiver, de développer. C’est un travail d’identification et de mise en action. Il commence avec le récit sur soi, car le regard des autres dépend du regard que l’on porte sur soi : ce que l’on dit de soi, la mise en mots de sa personnalité, de son passé et de l’avenir dans lequel on se projette. Il n’y a pas de charisme sans récit.

Le charisme est une énergie personnelle, il y a donc autant de formes que de personnalités différentes. Une personne charismatique peut se présenter comme un chef de meute capable de créer un sentiment d’appartenance au sein d’une équipe, ou comme un être empathique à l’écoute de chaque individualité avec cette intelligence des situations qui ouvre des voies nouvelles. Ou encore comme une personne capable d’envouter par ses mots et de transformer une banalité en récit épique et mobilisateur.

Il n’y a pas un charisme de femmes et un charisme d’hommes, il varie autant entre chaque sexe qu’au sein de chaque sexe. C’est ce qui ressort de différentes études réalisées au niveau européen.
Ceci n’empêche pas les stéréotypes d’avoir la vie dure : si vous demandez à quelqu’un d’associer un nom au mot charisme, il citera toujours un homme !

 

Les femmes ont-elles des attentes ou des besoins différents dans la prise de parole ?

La prise de parole est difficile pour la plupart d’entre nous, homme ou femme.

Le phénomène est cependant plus fortement ressenti par les femmes qui subissent le poids de l’histoire et des interdits. La parole est un pouvoir historiquement détenu par les hommes, les femmes ont été interdites de parole jusqu’à très récemment (dans les écrits de la bible, pendant la révolution française…). Les choses ont changé, mais les comportements évoluent lentement.

Je le constate dans mes formations. Si les attentes sur la prise de parole sont globalement communes aux femmes et les hommes, elles sont souvent exprimées plus fortement, avec une plus grande urgence par les femmes que par les hommes.

Parmi les attentes exprimées, certaines reviennent plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes, par exemple :

  • Travailler sa voix. Les femmes considèrent souvent que leur voix est trop aigüe, qu’elle ne porte pas. Elles ont du mal à la projeter, elles doivent forcer pour se faire entendre.

  • Gagner en présence, face à des hommes pour qui elles ont l’impression que c’est plus naturel.

  • Attraper la parole et être écoutées, notamment en réunion. Elles disent avoir plus de mal à intervenir et à s’imposer que leurs collègues masculins.

  • Ne plus se sentir déstabilisées face aux questions qui leur sont adressées à l’issue d’une présentation ou dans une réunion. Beaucoup vivent les sessions de questions/réponses comme des examens, voire une remise en question de leurs compétences.

 

Trois conseils pour prendre la parole en public

Conseil N°1 – Acquérir les techniques 

La prise de parole en public, ce sont avant tout des techniques qui existent, qui s’apprennent, et qui marchent pour tout le monde, quel que soit le contexte.

On ne nait pas orateur, on le devient !

Conseil N° 2 – Pratiquer, pratiquer, pratiquer 

Plus vous prenez la parole, plus vous internalisez les processus, plus vous développez votre propre style… Et plus c’est facile. La pratique est la meilleure façon de diminuer sa peur de prendre la parole.

Prenez la parole aussi souvent que possible et dans toutes les occasions : réunions, débat, conférence….

Conseil N° 3 – Accepter de faire le show.

Acceptez l’idée que prendre la parole en public c’est du théâtre, où le personnage principal c’est vous. Mais c’est vous en plus grand. Et plus le public est important, plus il faut « pousser » sa personne. N’hésitez pas à en rajouter. La prise de parole est un exercice physique où l’on doit donner de soi, de son énergie, il faut se jeter dans l’arène.

Endossez le costume de l’orateur !

Atelier “Au secours, je prends la parole en public !” :
Animation Marlène Reux – Formatrice, consultante/Communication & Management
Date :  lundi 24 avril – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : La Cordée Nantes

Vous inscrire : cliquez ici

 

Leadership Féminin et négociation : au secours, je déteste (me) vendre !

Osez parler d’argent et de salaire en France et vous aurez instauré un vrai malaise dans votre entourage… Essayez pour voir.

Alors lorsque vous êtes une femme…

Il faut l’avouer, le rapport à l’argent est ambigüe et complexe dans notre hexagone.

Et pour ne rien faciliter, les stéréotypes de genre sont toujours bien présents. Les femmes restent placées dans un rôle social d’attention et de soin à l’autre, de dévouement et d’empathie. Quitte à faire passer ses intérêts après ceux de son entourage proche. Or, le don de soi-même se doit d’être désintéressé et totalement libre !

Déjà toutes petites, les filles ne demandent pas. Elles lèvent moins la main en classe et même quand il s’agit d’argent de poche, elles perçoivent moins que leurs homologues masculins.

Et cette différence ne faiblit pas dans le monde du travail.

Qui n’a pas participé à une réunion où les voix masculines se faisaient davantage entendre que celles des femmes ?

Les femmes et les hommes ne se comportent pas de la même manière face à la négociation et à la vente. Ce qui explique en partie la différence notable de rémunération selon les genres.  Et aussi une évolution de carrière moins évidente pour les femmes que pour les hommes. Une étude de la Harvard Business Review montre par exemple que les femmes sont 11% moins susceptibles de négocier leur rémunération que les hommes.

Et bien souvent, les femmes n’obtiennent pas toujours ce qu’elles veulent, ou ce qu’elles pensent mériter, tout simplement parce qu’elle n’osent pas demander.

Elles n’osent pas SE vendre.

 

Les femmes et leur rapport à l’argent : une relation complexe

Le rapport des femmes à l’argent est complexe. Il génère des tensions et des appréhensions qu’on retrouve notamment dans la négociation salariale. Ces tensions, les hommes les acceptent plus facilement que les femmes qui cherchent plutôt à les éviter.

Quand elles parlent d’argent, les femmes se placent dans le rôle de la petite fille qui demande quelque chose.

« Heu au fait, vous savez, nous avions parlé de ma révision salariale il y a deux ans, vous pensez pouvoir faire quelque chose cette année ? ».

Les hommes, dès l’enfance, ont appris plus naturellement à se battre pour gagner. L’esprit de conquête leur est plus familier !

L’une des clés du leadership féminin réside donc dans la capacité à se sentir plus à l’aise avec la négociation, qu’il soit question de salaire, de prendre sa place dans une organisation ou d’évolution professionnelle.

Et pour bien gérer la négociation, il faut d’abord être au clair avec son rapport personnel à l’argent.

Rappelons-le, «l’argent est neutre. Ni bien, ni mal».

L’argent, c’est avant tout un moyen de réaliser des projets, un moyen de faire. Celles et ceux qui considèrent l’argent comme une liberté et une sécurité et non comme une fin en soi, auront plus de facilité à négocier et donc à en gagner.

 

Prendre conscience de sa valeur

Que vous soyez entrepreneure, indépendante ou salariée, il est important de connaître votre valeur pour négocier votre salaire ou fixer le tarif de vos prestations.

La valeur que l’on se donne est primordiale et il est important de travailler sur cette notion pour apprendre à mieux vous vendre. C’est aussi important d’être capable d’estimer la valeur du travail que vous effectuez. Chiffrer votre valeur ajoutée, au travers de données vérifiables et précises, vous permet de faire une estimation de la valeur « économique » (et donc négociable) liée à votre rôle dans une organisation.

De nombreuses femmes estiment par ailleurs que ce n’est pas dans leurs « valeurs » de chercher à gagner plus d’argent. Elles disent privilégier l’intérêt du travail, comme si le couple « intérêt du travail » et « argent » était incompatible…

La valeur d’estime de soi, en tant qu’être désintéressé et empathique, n’est pas celle qui entre en compte dans la définition d’une valeur économique d’un travail ou d’un service donné. Les femmes ont tendance, parce qu’elles ont ce rapport à l’autre et cette volonté de cohérence avec leurs valeurs « personnelles », à ne pas dissocier ces deux notions.

Apprendre à travailler indépendamment sur les techniques pour bien négocier, pour établir une relation équilibrée dans l’argumentation permet de mettre l’accent sur cette valeur « économique ». Valeur qu’il est important de maîtriser, tout en préservant ses valeurs humaines.

Car être en accord avec soi-même, c’est une notion primordiale pour les femmes, y compris dans l’environnement professionnel.

 

Résoudre l’équation entre vos valeurs personnelles et l’art de la négociation 

Vous occupez un poste à responsabilité et vous manquez de confiance en vous quand il s’agit de parler de votre rémunération ou de prétendre à une promotion ?

Vous êtes consultante ou une indépendante et la négociation n’est pas une démarche sereine dans votre quotidien professionnel ?

Vous manquez de clés et de techniques pour définir votre posture de femme leader, oser demander et vous affirmer ?

 

En savoir plus sur les techniques pour mieux se vendre

Rejoignez-nous pour le premier atelier du cycle MasterClass Leadership au Féminin consacré à la négociation.

Au secours, je déteste (me) vendre : 24 mars 2017 – CCO Nantes

Inscription : cliquez ici.

Eligible à la formation professionnelle.

Auteures :

Carole Le Gall & Sandrine Charpentier

 

Quand le digital s’invite dans les Présidentielles

L’évolution des usages du numérique au quotidien – à travers le monde – engage tous les secteurs de notre vie. En 2017 année élective citoyenne, on le constate plus encore avec une accélération dans le domaine “politique” tant aux USA qu’en France.

En janvier dernier, le vendredi 20, pour la première fois de l’histoire des USA, la passation de pouvoir entre deux présidents, Barack Obama et Donald Trump, s’est également jouée sur la scène digitale, avec Twitter. Au même moment en effet, le nouveau président des Etats-Unis a hérité tout naturellement du compte officiel de la présidence américaine.

 
présidentielles digital

Cette transmission officielle du numérique -suivie par le public, les passionnés du digital et les médias – montre le pouvoir d’influence accordé à cet outil de communication.

 

Les réseaux sociaux pour RE-lier 

Les réseaux sociaux, médias de l’immédiat, circuits courts de l’information, changent de façon significative les échanges, le dialogue, les relations entre les hommes et les femmes de la planète.

Ils permettent une transversalité unique, une mise en relation directe et parfois surprenante comparée aux us et coutumes de la vie quotidienne.

 

Deux mondes de l’information s’entrechoquent

Nettement, deux mondes de l’information avancent désormais avec :

– les médias dits traditionnels tels que la presse écrite, la radio, la télévision,

– l’information en ligne du site web à une multitude de réseaux sociaux pour la plupart encore récents.

Dans le rétroviseur, on observe que certains outils et acteurs devenus incontournables aujourd’hui existent seulement depuis moins de dix ans… iPad, Square, Instagram, Snapchat, WhatsApp et Facebook. Twitter vient tout juste de franchir ses dix ans.

 

Le pouvoir du digital dans les choix électoraux

En France, on observe une différence notoire du pouvoir d’Internet entre cette période (en cours) électorale et la période précédente de 2012.

Selon les contextes personnels et politiques, les usages et les stratégies digitales varient selon les candidats :

– ici, un hologramme pour être “présent” dans deux villes différentes ;

– là, une déclaration vidéo via Facebook sans passer par les radios ou TV ;

– ou encore ailleurs, 100 tweets-partys organisées dans toute la France -dans des cafés- pour suivre en direct un meeting.

Un constat s’impose : c’est celui de la réactivité des internautes réagissant aux déclarations des candidats.

En quelques minutes, des femmes et des hommes, non encartés aux partis politiques et rodés aux nouvelles technologies, révèlent et partagent des informations qui peuvent être aussitôt démenties ou confirmées. Dans cette course à la “preuve”, à noter la variété des pièces à conviction utilisées :

– tweets datant de deux-trois ans contredisant totalement la prise de position d’un candidat,

– extrait d’une décision gouvernementale passée de quelques années et précisant le choix du candidat sur ledit sujet,

– production d’interviews antérieures témoignant d’une différence notable entre deux positions,

– morceaux choisis de vidéos fournissant un point de vue contraire à une prise de position du moment,

– document prouvant que des équipes de campagne (ou des citoyens avertis) ont déposé, la veille, le nom d’un nouveau site web,

– contestation d’informations affichées sur les sites web de campagne.

Ces “enquêteurs spontanés”, citoyens et citoyennes, apportent une vision différente et éclairent beaucoup sur les « traces » ou « preuves » numériques que chacun(e) laisse sur la toile.

Pour la première fois, en France, la campagne électorale a été menacée de cyberattaques. L’Etat a pris certaines mesures afin de réduire cette potentialité risquant d’entraver, d’influencer l’élection présidentielle. Enfin, les internautes ont pu constater des envois massifs de tweets au même moment, sur le même sujet. On peut penser que des chatbots ont été utilisés pour ces inondations séquentielles d’hashtags ciblés.

Le digital, une nouvelle voie pour exercer son pouvoir de citoyen

Les communicants des équipes de campagne n’ont visiblement pas encore fait le chemin essentiel de l’acculturation du digital. De ce fait, ils anticipent peu ou pas le quotidien de communication de leurs candidats.

Au même titre, les médias dits « traditionnels » sont souvent surpris par la vitesse d’exécution des divulgations d’informations par les mobinautes.

Même si les journalistes sont aussi eux-même actifs sur les réseaux sociaux.

Dans ce contexte de nouveau pouvoir des communautés numériques, on remarque peu à peu que Facebook et Twitter sont devenus, pour beaucoup d’internautes, leur fil d’informations.

L’avènement du digital dans les présidentielles ouvre-t-il une nouvelle manière d’être citoyen-ne et un nouveau paradigme de l’information ?

 

Prolonger la réflexion : 

Investiture de Donald Trump: La passation de pouvoir entre Obama et Trump a aussi eu lieu sur Twitter

2017 : ce que l’audience des candidats sur Internet dit de leur popularité

Par @DominiqueCrochu

Cycle MasterClass Leadership Féminin – Nantes

Votre envie d’évoluer dans votre parcours professionnel est là !

Vous voulez gagner en leadership, développer votre confiance en vous, maîtriser les règles du jeu pour mieux gérer votre carrière.
Vous souhaitez réaliser vos ambitions, prendre en main votre évolution professionnelle mais vous ne savez pas comment faire.

En 2017, passez de la bonne résolution à l’action !
Rejoignez le cycle MasterClass « Leadership au Féminin ».
Cinq demi-journées d’ateliers, à suivre à la carte ou au forfait.

formation leadership fémininConçu pour vous, le cycle de formation* MasterClass Leadership au Féminin, vous donnera des clés et des outils concrets de développement professionnel.

Le cycle est ouvert sur inscription à toutes les femmes.
En particulier à celles qui occupent des postes à responsabilité : cheffes d’entreprise, consultantes indépendantes, managers et directrices…Une opportunité unique de partager des expériences et des bonnes pratiques entre participantes”.

Sandrine Charpentier – Directrice Digitaly
*Eligible à la formation professionnelle

Cinq ateliers pratiques à suivre en 2017 

Leadership Féminin

#1 – Au secours, je déteste (me) vendre ! 

Vous  occupez un poste à responsabilité et vous manquez de confiance en vous quand il s’agit de parler de votre rémunération ou de prétendre à une promotion ?
Vous êtes consultante ou une indépendante et la négociation n’est pas une démarche sereine dans votre quotidien professionnel ?
Vous manquez de clés et de techniques pour définir votre posture de femme leader, oser demander et vous affirmer ?

Sur une demi-journée d’atelier, nous aborderons de manière concrète les leviers d’une négociation gagnante sous forme de coaching, d’ateliers pratiques et de partages d’expérience.

Animation :
Carole Le Gall, Experte conseil RH/rémunération (photo)
Sandrine Charpentier – Directrice Digitaly, mixité et numérique
Date : vendredi 24 mars 2017 – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : CCO Nantes

Vous inscrire : cliquez ici

 

leadership féminin Nantes#2 – Au secours, je prends la parole en public !  

Vous occupez un poste avec une dimension de management et les interventions lors d’événements internes, externes sont pour vous une source de stress.
Vous souhaitez bénéficier de clés pour mieux valoriser vos idées et gagner en impact.
Vous souhaitez affirmer votre leadership lors de vos prises de parole ?

Sur une demi-journée d’atelier, vous découvrirez  les leviers d’une prise de parole puissante au travers de techniques concrètes, de mise en pratique, de coaching  et de partages d’expérience.

 

Animation :
Marlène Reux – Formatrice, consultante/Communication & Management
Date :  lundi 24 avril – 9 h 00 – 13 h 00 / mardi 25 avril – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : La Cordée Nantes

Vous inscrire : cliquez ici

 


Leadership Féminin Nantes#3 – Au secours, je perds l’équilibre entre mes valeurs et priorités !
 

Vous jonglez en permanence entre vos différentes vies (professionnelle, managériale, personnelle, familliale…) ? Vous souhaitez vous accorder une pause pour revisiter vos valeurs et ce qui est vraiment important pour vous ? Vous voulez (re)faire des choix conscients pour “mieux” équilibrer vos vies, retrouver du sens et de la cohérence ?

Sur une demi-journée d’atelier, nous aborderons de manière concrète les leviers d’un bon équilibre entre vos valeurs et vos priorités,  au travers de mise en pratique, de coaching  et de partages d’expérience.

Animation :
Charlotte Laigo Mouiche – Baobab Factory (photo)
Sandrine Charpentier – Directrice Digitaly, mixité et numérique
Date : mardi 13 juin – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : CCO Nantes

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Leadership féminin nantes#4 – Au secours, je délaisse mon personal branding ! 

Vous occupez un poste nécessitant un esprit de réseau, ouvert sur l’extérieur et impliquant de travailler votre image de marque personnelle.
Vous n’êtes pas toujours à l’aise dans l’exercice. Vous êtes consciente qu’une démarche de personal branding serait un atout pour votre carrière ?

Sur une demi-journée d’atelier, nous aborderons de manière pratique les leviers d’un personal branding efficace, sous forme de coaching, d’ateliers pratiques et de partages d’expérience.

 Animation :
Sophie Bellec – Sophie Bellec RH Conseil (photo)
Sandrine Charpentier – Directrice Digitaly, mixité et numérique
Date : mardi 10 octobre  – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : CCO Nantes

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formation leadership féminin nantes#5 – Au secours, je ne sais pas dire non ! 

Vous êtes une professionnelle impliquée dans vos missions, toujours prête à vous engager davantage ? Vous voulez changer votre posture, développer votre confiance en vous et oser enfin dire “non” sans culpabiliser ?

Sur une demi-journée d’atelier, nous aborderons de manière concrète les leviers pour vous affirmer, les atouts de votre intelligence émotionnelle et la résolution de conflits sous forme d’apports constructifs, de mises en pratique et de partages d’expérience.
 

Animation :
Catherine Ellissèche – Coach Diplômée et Formatrice (photo)
Sandrine Charpentier – Directrice Digitaly, mixité et numérique
Date : jeudi 16 novembre – 9 h 00 – 13 h 00
Lieu : CCO Nantes

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Tarifs masterclass leadership feminin
 

formation leadership féminin

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Rencontre avec Jean-Louis Carves, Responsable Diversité chez IBM

 

Bonjour Jean-Louis, pouvez-vous nous expliquer votre parcours avant de prendre la responsabilité de la diversité chez IBM ?  De quelle structure hiérarchique votre activité dépend-elle ? PDG ? DG ? DRH ? 

C’est probablement parce que j’ai un parcours varié, et que j’ai occupé diverses fonctions dans l’informatique interne, dans les ventes, le marketing, les standards d’accessibilité numérique ou encore sur des projets internationaux que j’ai eu une appétence particulière pour cette fonction et sans doute aussi pourquoi j’ai été choisi parmi les autres candidats.

La fonction diversité & inclusion est rattachée à la DRH mais la stratégie est supportée activement en France par le président et son COMEX dont de nombreux membres sont “executive sponsors” de tel ou tel axe de la politique, en plus de leurs fonctions opérationnelles.

Que comprend cette mission de “diversité” ? Quels sont vos champs et vos moyens d’action(s) ? Quels arguments, quelle conviction développez-vous pour l’avancée de la diversité et de la mixité dans votre entreprise ? 

Le champ d’action est multiple, multiforme et la diversité est portée comme un objectif stratégique par IBM au niveau mondial. J’ai la chance de travailler pour une organisation qui a élevé cet impératif de diversité et d’inclusion à ce niveau de priorité depuis la création de l’entreprise et le caractère visionnaire  de son  fondateur. Les axes majeurs sont la juste représentation des femmes à tous les niveaux de l’entreprise, l’inclusion des personnes handicapées, l’intégration des personnes LGBT, la diversité des origines, les différentes générations, l’intégration vie personnelle/vie professionnelle.
Les moteurs de la diversité et de l’inclusion, au-delà de la citoyenneté de l’entreprise, sont clairement identifiés et sont liés à la stratégie de l’entreprise : les talents et le développement des affaires.
Pour attirer, accueillir et développer les talents dont nous avons besoin, il est indispensable de développer un cadre de travail ouvert, accueillant, stimulant et où chacun puisse être pleinement lui-même et développer au mieux son potentiel.
Trouver des solutions innovantes pour nos propres challenges et ceux de nos clients qui évoluent dans un monde VUCA (volatile, un-certain, complexe et ambigu) nécessite des managers capables de s’adapter rapidement et de gérer des équipes composées de profils variés, d’expériences multiples et de cultures diverses, à même de déployer des projets internationaux pour des clients globaux.

Selon vous, où se situent les progrès dans ce domaine de diversité depuis que vous œuvrez ? De quelle manière pouvez-vous les appréhender ? 
Les progrès existent dans tous les domaines et ils sont avérés par la progression des indicateurs de performance que nous avons mis en place.
La représentation des femmes jusque dans les postes de direction, le taux d’emploi des personnes handicapées ou encore le nombre d’employés qui ont rejoint nos réseaux de la diversité pour s’engager et faire progresser l’entreprise.

De même manière, sans doute vous remarquez des freins, des réticences à cette inclusion de varier les profils, comment les identifier et surtout comment les lever ? 
Il ne suffit pas de  “neutraliser”  d’empêcher ou encore de sanctionner les comportements sexistes, racistes, jeunistes ou homophobes. Le plus difficile est de changer les mentalités, parce que certaines attitudes, des raisonnements et des habitudes sont biaisés, souvent à l’insu de leurs acteurs. La prise de conscience de ses propres biais, par l’éducation et la vigilance exacerbée de toutes et tous permettra d’éviter d’éventuels “retours en arrière” et de faire évoluer la culture d’entreprise et celle de chacun. Plus cette diversité est présente, plus il est facile d’en voir les effets bénéfiques et de changer les réflexes/habitudes d’ « endogamie de confort » au profit de réflexes qui privilégient l’ouverture, la créativité, la variété des points de vue et des solutions.

Digitaly vous a rencontré à la semaine “Adaweek”. Pourquoi avez-vous participé à ces débats ? Quel est le sens de votre témoignage dans ces conférences ? 
Je n’étais pas le seul d’IBM France à participer à cette conférence. Un certain nombre de mes collègues féminines du réseau interne “Women in Technology” participaient également à cette manifestation. Il existe un vrai déficit de femmes dans les métiers du numérique alors que de vraies opportunités existent dans un domaine où il y a une forte demande et où elles sont attendues. Elles étaient là pour témoigner de leurs expériences diverses chez IBM dans les métiers techniques et donner envie de découvrir les opportunités offertes par les métiers du numérique à celles qui étaient dans la salle et celles qui verront les vidéos de l’événement. C’est tout à fait en cohérence avec les actions de sensibilisation que ce réseau déploie dans les collèges et lycées ou au travers de l’engagement que nous avons au sein de la commission “Femmes du Numérique” du Syntec. J’étais là en appui, pour évoquer l’impérieuse nécessité d’impliquer les hommes dans les démarches de mixité et de témoigner de quelques initiatives.

Pour conclure, quelles sont les solutions pour plus de mixité et de diversité dans les entreprises ? Quelles sont celles qui fonctionnent le mieux ? Contrainte ? Conviction ? 
– Aller au-delà de la “bonne conscience” afin d’ embrasser une cause qui est bonne pour l’entreprise, les employé.e.s et la société  ;
– Avoir des dirigeant.e.s engagé.e.s, vigilant.e.s et exemplaires dans leurs comportements et pratiques de management ;
– Mettre en place des indicateurs de mesure du progrès ;
– Aligner les processus RH et notamment le recrutement, la gestion des talents et les processus de promotion ;
– Pratiquer ponctuellement et de façon temporaire la discrimination positive quand les écarts sont trop grands ou la progression trop lente ;
– Partager les bonnes pratiques.

Par @DominiqueCrochu

#WineTech : quand le vin se met au numérique

Les usages numériques bousculent tous les secteurs y compris celui du vin

Selon une récente étude, 33% des français utilisent une application dédiée au vin.

Mieux choisir des crus classés, découvrir des vins de différentes régions, aller à la rencontre de vins de divers continents -en quelques clics- est le début d’un voyage pour les hommes et femmes curieux de saveurs inconnues. Aussi mieux harmoniser les mets, échanger avec les acteurs de la vigne révèlent des pratiques trouvant un succès grandissant entre les experts et les consommateurs.

Dans l’hexagone, goûter, boire du vin de qualité fait partie d’un certain art de vivre. C’est aussi un produit qui s’exporte à travers le monde entier, emblème du terroir, des saveurs et du savoir vivre à la française. La France est le deuxième pays exportateur de vin derrière l’Italie avec une production française de vin qui représente près de 17 % de la production mondiale. C’est donc un secteur particulièrement porteur pour l’économie française : 558 000 emplois directs et indirects et des exportations estimées à 7,9 milliards d’€ pour les vins en 2015 (source http://beaux-vins.blogspot.fr/2016/03/winetech-innovation-vin-explication.html.)

Les sites d’e-commerce de vins, les ventes privées en ligne, les applications aident le consommateur dans sa recherche et la possible comparaison immédiate entre le millésime, la qualité, le prix. L’innovation est particulièrement dynamique sur le secteur de la winetech, avec des services nouveaux proposés aussi bien aux professionnels de la vigne qu’aux consommateurs.

 

Les Français connectent leur passion du vin aux outils numériques

Selon le dernier baromètre Sowine, 33% des Français utilisent une application dédiée au vin sur leur smartphone ou tablette tandis que 30% passent par ce biais pour effectuer des achats de vin en ligne.

Pour parler “vin”, 46% des Français utilisent les réseaux sociaux. En détail, ils suivent des pages dédiées (20%). Ils publient des commentaires suite à une dégustation (25%). Et 21% sont même passés à l’achat à la suite d’une recommandation postée sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, 19% consultent les avis de blogueurs spécialisés sur le sujet, pour y trouver surtout des conseils (85%). Et au restaurant, 7% des oenophiles utilisent leur smartphone pour consulter des informations à propos de la carte des vins.

L’utilisation de la nouvelle technologie peut trouver sa raison dans le fait que 69% des sondés estiment qu’un minimum de connaissances est nécessaire pour apprécier une bouteille.

Le numérique permet ainsi aux consommateurs d’accéder plus facilement à l’information et de faire leur choix plus facilement.

Enquête indépendante a été réalisée par Survey Sampling International en juillet 2016 sur un échantillon de 1112 personnes représentatif de la population française, âgées entre 18 et 65 ans.

Seul bémol sur l’adoption des nouveaux usages et malgré les 500 sites de vente en ligne, la pratique de vente de bouteilles sur Internet ne décolle pas encore vraiment avec seulement 6% des ventes de vin qui se font en ligne.

 

Le boom des startup de la Winetech

La Winetech regroupe aujourd’hui une trentaine de start-up du vin. Sur un site dédié, les acteurs du « e-label » expliquent la mission du collectif uni autour de l’innovation : « que ce soit par le biais d’applications mobiles, de sites Web ou d’autres nouvelles technologies, nous avons pour but de rapprocher le grand public du vin en proposant de nouveaux services facilitant la découverte, le choix, la consommation ou l’achat de vin ».

Parmi les initiatives intéressantes, la plateforme ecommerce LesGrappes.com, qui propose d’acheter directement aux vignerons avec les conseils de la communauté, ou encore Oenojet.com, qui permet d’offrir du vin aussi facilement qu’un bouquet de fleurs.

 

Les starts-up du vin produisent les outils et les services de demain

Vivino, Goot, Wine Advisor, Vinexplore… proposent des appli mobiles pour les amateurs de vin. Les Grappes, Trocwine, Vinoga, Winerepublik… sont autant de nouvelles plateformes Web d’achats groupés ou d’échanges.

Ces start-up pensent de nouveaux usages optimisés grâce à la technologie numérique : les applications mobiles, la géolocalisation, la plateforme, les recommandations… pour mieux développer les ventes de vin. Pour le vigneron, ces solutions offrent un gain de temps et des outils efficaces pour fidéliser leurs clients et en toucher de nouveaux.

 

Focus sur quelques startup de la vigne numérique

Winestar

Winestar est une start-up française qui souhaite révolutionner la consommation de vin en offrant un conditionnement en canette. Plus besoin de tire-bouchon et de verre pour une consommation nomade. Le site internet propose une sélection de domaines aux appellations les plus prestigieuses. L’internaute fait son choix en ligne et reçoit ses canettes directement à domicile ou une adresse de son choix.

10 Vins

Primée au CES 2016, la Startup nantaise sera encore du voyage pour l’édition de janvier 2017 (Consumer Electronics Show à Las Vegas). Cette startup propose le concept « le verre au vin à la maison ». Sur le site 10-Vins, il suffit de choisir un ou plusieurs vins parmi une large sélection et la startup livre les dosettes de vin équivalant à un verre. Ces doses se présentent sous la forme de tube sont un bon moyen pour les amoureux du vin de déguster et découvrir des vins souvent inaccessibles par leur prix. La machine D-Vine permet un contrôle exact de l’aération et de la température du vin pour assurer une dégustation dans les meilleures conditions.

Cavissima

Cavassima est une plateforme d’investissement spécialement dédiée au vin. Sur le site Internet de Cavissima, l’internaute peut choisir les bouteilles de son choix aidé par les conseils des professionnels du vin. Les bouteilles achetées sont conservées dans les caves de Cavissima et l’investisseur peut gérer son stock à distance.

Vivino

Vivino est une application qui permet de prendre en photo une bouteille, de la soumettre à l’application qui va chercher toutes les informations possibles sur le produit sélectionné. Histoire, valeur, origine, appellations, labels, association avec les plats, etc. C’est un outil indispensable pour celles et ceux qui s’interrogent sur les différents choix possibles ou qui souhaitent en savoir plus sur une bouteille de vin consommée.

Vineabox

Vineabox est une société surfant sur la tendance de la box vin qui connaît un véritable succès depuis plusieurs années. Vineabox propose de souscrire à un abonnement mensuel et un sommelier procède à une sélection des vins qui sont envoyés directement chez le client. Chaque mois, l’internaute découvre une nouvelle sélection avec des informations délivrées sous forme de fiches techniques. Ce site vous donne également l’opportunité d’accéder à des ventes privées.

Œnobook

A l’heure où fleurissent les « Shazam du vin », Œnobook, une autre start-up nantaise, devrait elle aussi surprendre le marché du vin avec un étonnant bloc-notes de dégustation. Son application permet une représentation graphique du profil sensoriel du vin goûté. Sur son smartphone, l’utilisateur modifie d’un glissement de doigt une forme en accentuant les critères proposés (fruit, floral, minéral…) pour caractériser un vin et s’en faire une « image mentale », explique Cyril Issanchou, cocréateur de la société nantaise.

Quelle révolution de la vigne numérique en BtB ?

Côté production et producteurs d’abord, le secteur devrait bénéficier des immenses progrès de la science des données (big data) pour améliorer la qualité et les rendements du vin, par exemple grâce à la collecte d’informations par drone comme l’expérimente actuellement la société Vitivista dans le bordelais.

Pour aider les producteurs de grands vins à lutter contre la contrefaçon, la start-up Qual’ID propose un système de traçabilité fonctionnant avec les technologies NFC (Near Field Communication).

Wine Services aide, quant à elle, les propriétaires de grands crus à suivre de près leurs produits à travers le monde entier. Sont-ils à la carte des meilleurs restaurants internationaux ? Quels sont leurs prix moyens dans les pays ?

L’adoption par les viticulteurs des innovations (objets connectés, drones, capteurs…) est toutefois relativement faible et ce, pour plusieurs raisons. Le processus de production est complexe et l’adoption de nouveaux outils demande du temps. Selon les régions, les climats ou les cépages, la culture de la vigne est hétérogène et les besoins et les outils ne sont pas les mêmes. Nous sommes aux prémices de nouveaux usages et il reste encore une marge importante de transformation numérique dans le domaine du vin pour s’approprier ces nouveaux usages.

Cette transformation va s’accélérer dans les prochaines années, notamment avec le renouvellement de la profession et la formation des professionnels sur ces innovations.

La révolution 2.0 du vin est en marche ! Sans nul doute que le numérique apportera au secteur de la viticulture de la modernité et des opportunités de développement notamment à l’international.

A lire pour aller plus loin : Top des applications vin pour smartphones testées par Beaux-Vins

En savoir plus sur l’innovation numérique et le vin : La Vigne Numérique

Cybersécurité : pour ou contre le Fichier TES ?

 

Par décret en date du 28 octobre 2016, le gouvernement a pris la décision de créer un vaste répertoire regroupant la quasi-totalité de la population française, via une base informatique commune et centralisée. Ce « méga » fichier numérique baptisé TES, pour “Titres Électroniques Sécurisés” qui est piloté par le ministère de l’Intérieur regroupera les informations suivantes : nom, prénoms, date de naissance, filiation, photographie et empreintes digitales. Pour la Place-Beauvau, ce fichier unique permettra de mieux lutter contre la fraude documentaire et empêchera un usurpateur de se faire délivrer un titre officiel.

Un projet de grande ampleur qui suscite de vives inquiétudes, même si à l’heure du tout numérique, la centralisation des données dans un fichier unique peut paraître pertinente.

Un #FichierMonstre décrié par les acteurs du numérique

De nombreuses réserves ont été exprimées par des autorités et organismes aussi compétents que la Cnil ou le CNNUm (Conseil national du numérique). Et cette position s’est largement repandue dans l’écosystème du numérique, jusqu’à générer un débat massif sur les réseaux sociaux, notamment sur la plateforme Twitter. Un collectif regroupant une centaine de signataires, experts du numérique, s’est exprimé fin novembre dans une tribune pour demander au gouvernement de renoncer à la collecte des données biométrique.

Big Brother is watching you !

Certes, la question du contrôle des populations et de l’identification des personnes a toujours été un sujet stratégique pour les États. Mais pour la première fois en France, une même base va réunir des informations d’authentification et d’identification à disposition des pouvoirs publics. D’où les inquiétudes qui en découlent. Car, entre l’origine d’un fichier et son utilisation ultérieure, il peut en effet y avoir des dérives : changement de finalité, réduction progressive du contrôle par l’Etat, modification des domaines d’application…

Go ? No Go ?

Difficile pourtant de faire marche arrière pour le gouvernement qui voit le fichier TES comme une réponse concrète visant à renforcer la lutte contre la fraude documentaire et l’usurpation d’identité.

Face à l’ampleur de la fronde, toutefois, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a fait des annonces sur plusieurs points. Il a notamment proposé que les usagers puissent refuser la prise de leurs empreintes digitales. Il a également annoncé que le dispositif ne sera déployé qu’après « avis conforme » de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques (Anssi).

Un recours déposé au Conseil d’Etat

La justice est saisie pour se prononcer prochainement sur la légalité du fichier. Un recours au Conseil d’État pour « excès de pouvoir » contre le TES a été déposé. D’autres recours pourraient suivre mais ces derniers ne devraient toutefois pas être examinés avant de longs mois.

La Cnil a rendu son avis pour la publication du décret en demandant toutefois l’organisation d’un débat parlementaire.  En parallèle, une vaste consultation participative a été menée par le CNnum qui rendra son avis prochainement.

En attendant, la collecte de données a, elle, déjà commencé dans le département des Yvelines. Et devrait se poursuivre en Bretagne dans la foulée.

 

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