Index de l'égalité femmes-hommes : mode d'emploi

Digitaly décrypte pour vous le dispositif général présenté par Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, le jeudi 22 novembre -en présence de Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes-

Pour la première fois, en France, la mise en place de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, en entreprises, fait l’objet d’obligations de résultats avec un objectif calendaire affiché à 2022.

Le dispositif s’articule sur les quatre phases suivantes :

– L’index de l’égalité avec cinq indicateurs

. Suppression des écarts de salaires

. Même chance d’avoir une augmentation

. Même chance d’obtenir une promotion

. Augmentation des salariées à leur retour de congé

. Au moins quatre femmes ou hommes dans les plus hautes rémunérations

– La transparence : chaque entreprise publiera ses résultats sur son site web

– Les actions correctives : chaque société aura trois ans pour effectuer le rattrapage salarial

– Le contrôle : si des entreprises n’ont pas réalisé ce rattrapage -d’ici le 1er mars 2022- elles pourraient être sanctionnées jusqu’à 1% de la masse salariale. Un délai plus long d’application est accordé pour les entreprises de 50 à 250 salariés : la sanction ne serait applicable qu’une année plus tard (mars 2023).

Pour mémoire, en France, le principe de « à travail égal = salaire égal » est inscrit dans la Loi française depuis … 46 ans. Malgré cela, l’écart salarial entre les femmes et les hommes est toujours, actuellement, estimé à environ 9% par l’INSEE.

Avec ce nouveau dispositif, il est espéré  -dans trois ans- un vrai rendez-vous, un résultat concret de l’égalité réelle salariale entre les femmes et les hommes.

En savoir plus 

. Le guide de l’Egalité professionnelle pour les TPE et PME

https://travail-emploi.gouv.fr/ministere/documentation-et-publications-officielles/guides/guide-egapro-tpepme

. Le dossier de presse du Ministère du Travail : index sur l’égalité femmes-hommes
https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/dossier-de-presse-l-index-de-l-egalite-femmes-hommes

Articles sur ce sujet 

. Libération

https://www.liberation.fr/debats/2018/11/28/en-entreprise-un-nouvel-indice-pour-augmenter-les-salaires-des-femmes_1694579

. Le Parisien
http://www.leparisien.fr/economie/egalite-salariale-des-notes-bientot-attribuees-aux-entreprises-23-11-2018-7950600.php

. Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/11/22/20005-20181122ARTFIG00278-le-gouvernement-presente-son-plan-pour-lutter-contre-les-inegalites-salariales.php

 

Conseil et formation égalité salariale // égalité professionnelle Femme-Homme

Vous souhaitez mettre en place un diagnostic égalité professionnelle dans votre entreprise, ou évaluer votre situation en prévision des nouvelles dispositions annoncées par le gouvernement ?

Nous serons ravis de vous accompagner dans cette démarche.

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La mixité en mode pluriel !

L’équilibre hommes-femmes dans les organisations est facteur de progrès économique et social comme le prouve l’étude menée dans le cadre de l’Observatoire de la féminisation des entreprises, dont les résultats sont présentés dans un article de RTL  intitulé “Ces données qui montrent que les entreprises doivent faire confiance aux femmes” datant de Mars 2017. Elle établit que les entreprises qui dépassent la moyenne du nombre de femmes cadres (qui se situe à 30,34%) ont une rentabilité opérationnelle bien supérieure à celles qui s’éloignent de cette moyenne. C’est le cas par exemple d’Hermès ou de BNP Paribas qui disposent de plus de 45% de femmes cadres et sont donc plus performantes qu’ArcelorMittal ou Thales où le pourcentage de femmes cadres chute à moins de 20%.

En accompagnant les entreprises et organisations en stratégie d’innovation sociale, l’équipe Digitaly s’est interrogée sur le sens perçu du mot “mixité”, dans un contexte professionnel. L’occasion de donner ici, une définition de la notion de mixité et de vous partager les résultats de l’étude menée en mai 2018 auprès d’un échantillon d’entreprises et de professionnels engagés dans une démarche de mixité au sein de leurs organisations.

La mixité est multiple

La sémantique de l’adjectif « mixte » indique « Qui comprend deux ou plusieurs éléments de nature différente » et par extension « Qui participe de deux natures, qui appartient à deux catégories, ou qui a une fonction double ou multiple ».

Ainsi, le mot « multiple » est tout à fait réjouissant. À propos de la mixité, nous pouvons évoquer l’égalité professionnelle femmes – hommes, la parité, l’équité, la diversité …et plus encore…
Le sens du mot « mixité » n’est pas singulier. Sans pluriel, il semble réducteur par rapport à ce qu’il couvre, recouvre…et permet de découvrir voire de partager….
Les Anglo-saxons ramènent l’ensemble de toutes les mixités sous le vocable « diversity ». Alors que pouvons-nous évoquer dans l’éventail de ce mot ?

– Les femmes et les hommes (genre)

– Le multiculturel

– L’origine géographique : urbain, maritime, rural, demain spatial …

– La multi-générations

– Le métier

– Le handicap

La mixité source de richesse

L’éventail de nos différences est le socle de notre chance d’Être humain.
Chaque personne est unique et se nourrit de la distinction de l’autre. La mixité, c’est apprendre ce qu’il-elle est dans son entièreté et mettre en commun les ressemblances, ce qui nous rapproche.
La mixité, c’est s’échapper …

– des injonctions culturelles

– des stéréotypes

– des préjugés

– des discriminations

La mixité, c’est sortir

– des clones

– des silos

– des formatages

– des cases

– des verticalités

– des tiroirs

La mixité, c’est être libre et avancer, marcher avec d’autres à différences simples ou multiples et d’être connu.e, reconnu.e et accepté.e pour sa singularité, son originalité, sa personnalité.

Après le côté humaniste, on regarde du côté économique, là encore c’est aussi du plus !

« La diversité en entreprise est source de richesses et de performance » comme le souligne le Fond Social Européen qui s’engage pour la développer.

Digitaly a mené une enquête en mai 2018 sur la mixité en milieu professionnel. En exclusivité, voici les résultats.

Etude sur la mixité en milieu professionnel

 Vous souhaitez mettre en place des actions en faveur de la mixité dans votre entreprise ? Remplissez le formulaire de contact. [gravityform id=”1″ title=”true” description=”true”]

 

Lectures

– Sandrine Charpentier

« La mixité est un vecteur de la performance »

– Dominique Crochu

« La mixité, un enjeu incontournable de la gouvernance du sport »

 
 

Rencontre avec Merete Buljo, une #EuropéenneInTech

Rencontre avec Merete Buljo : une #EuropéenneInTech qui a organisé un boostcamp pour développer la mixité dans le numérique

 

– Pouvez-vous nous raconter votre parcours de la Norvège à …la France ?

 Après mes études à Oslo, et une première expérience professionnelle de professeure des écoles, je suis arrivée à Paris pour apprendre le français. Maîtrisant déjà l’anglais et l’allemand, j’avais envie d’apprendre une langue latine et de profiter pleinement de Paris, une ville que je connaissais déjà et que j’adorais. Finalement, les trois mois prévus au départ sont devenus …30 ans ! Après une master d’Histoire et un 3ème cycle d’Informatique à l’Université de Jussieu, j’ai rejoint l’industrie bancaire.

Pendant une dizaine d’années j’ai exercé tous les métiers dans le domaine informatique. En effet, je suis passée de la programmation à la direction de projets.

Depuis 2000, je pilote de grands programmes de transformation côté « business », tant informatique qu’organisationnelle & méthodologies. Aujourd’hui membre du comité exécutif de Natixis EuroTitres, je suis en charge de la direction « expérience client & transformation digitale ». Avec mes équipes, nous développons des partenariats avec des startups, nous mettons en œuvre des parcours digitaux innovants et assurons la diffusion de la culture et des pratiques digitales dans l’entreprise.

Je garde un lien très fort avec mon pays natal la Norvège, de par ma nationalité et ma famille bien sûr, et aussi en tant que vice-présidente de la Chambre de Commerce Franco-Norvégienne en charge du bureau de Paris.

Un boostcamp pour développer la mixité dans le numérique

Un boostcamp pour développer la mixité dans le numérique

– Comment vous est venue l’idée d’organiser un #BoostCamp : un rassemblement de responsables du numérique fin août ? 

Tout d’abord, il convient peut être d’expliquer l’origine des Digital Ladies ? Quand j’ai débuté sur Twitter début 2015, j’avais tout à découvrir. Assez rapidement, je me suis prise de passion pour cet outil micro-blogging, véritable fenêtre sur le monde. Au-delà des comptes de presse classiques, j’ai identifié des twittos intéressants dans les domaines qui me passionnent : sciences et innovations technologiques et bien sûr, mais aussi management, philosophie et féminisme. C’est comme cela j’ai identifié Emmanuelle Leneuf, éditrice du plus petit mais du plus important média du monde : @FlashTweet ! Bref, pour faire d’une longue histoire ..une histoire courte, avec Emma nous avons eu plaisir poursuivre nos échanges « IRL » (dans la vraie vie) ainsi qu’avec d’autres inconditionnelles du @FlashTweet que j’ai surnommé affectueusement « mes digital ladies ».

L’idée du #boostcamp m’est venue cette année quand j’ai réalisé que cette bande d’expertes du digital, partageant les valeurs de bienveillance et d’entraide, constituait une véritable caisse de résonance sur Twitter totalisant plus de 260 000 followers.

Autant utiliser ce pouvoir d’influence collective pour quelque chose d’utile ! Mettre en lumière les talents du numérique œuvrant pour monde meilleur, et notamment les femmes qui sont pas assez nombreuses dans la tech ! Et comme on adore se retrouver « en vrai », j’ai pensé que le créneau d’une Université d’été était à prendre. Se retrouver fin août était une occasion formidable pour lancer notre association « Digital Ladies & Alliés » avec des hommes porteurs des mêmes valeurs !

 – Pourquoi l’avoir organisé à Aix-en-Provence dans ce lieu @TheCamp alors que vous êtes basée à Paris ? 

Par l’amour du sud ! Mon axe de vie suit un tracé nord-sud : Oslo – Paris – Le Var ! Puis, je voulais un lieu exceptionnel, ouvert sur la nature et exposé au mistral pour symboliser l’ouverture d’esprit et la tempête des cerveaux grandeur nature.

« TheCamp » fut un choix naturel par notre ambition commune de fédérer des talents autour de grands enjeux sociétaux et d’imaginer un futur enthousiasmant et optimiste. C’était un pari : faire venir une centaine de parisiens à Aix-en-Provence pour une journée de débats et de réflexion, ce n’était pas gagné ! Au final, grâce à la mobilisation de « toute la tribu » nous avons été un peu dépassés par le succès : plus de 30 speakers et 170 participants. Nous avons dû même refuser du monde. Notre modèle est basé uniquement sur la cooptation pour garantir la proximité des membres et la sincérité des démarches. Et nous avons été tellement heureux de constater que 14 partenaires nous ont soutenus pour nous permettre de tout organiser dans de bonnes conditions.

– Comment s’est déroulée cette journée du vendredi 31 août ? Qu’en retenez-vous ?

Comme nous l’avions rêvé, la journée fût dynamique et collaborative, orientée autour de trois axes :

-Learn from each other : présentation de l’écosystème local, suivi d’ateliers de partage et d’apprentissage, animés par des membres de la tribu

-Inspire to empower : des keynotes/débats en plénière entre speakers et public, orientés « Tech For Good »

-Make a change : lancement de la rédaction d’un Livre Blanc collectif avec des propositions pour renforcer le rôle des femmes dans le numérique

Je retiens un énorme enthousiasme et beaucoup sincérité dans les partages, et près de 5000 tweets le 31 août ! Cet engagement est très encourageant pour la suite, car nous ne voulons pas en rester là !

– Vous avez appelé à la réalisation par les congressistes d’un livre blanc à destination de l’Etat ? Pour quelle date pensez-vous réaliser ce document ? 

Oui, en effet. Le lancement du Livre Blanc collectif « Mixité & Performance numérique » c’était le but ultime de la journée. Pendant le mois de septembre, tous les adhérents à l’association « Digital Ladies & Alliés » pourront y contribuer avec leurs propres propositions d’actions concrètes afin d’accroitre le nombre et la visibilité des femmes dans le numérique, dès le plus jeune âge.

Il y a urgence. Depuis plus de 30 ans, la parité dans les filières numériques se dégrade. Seulement 33% des salariés dans l’industrie numérique sont des femmes, dont 75% dans les fonctions supports (RH, administration, marketing, communication). Moins de 10% des startups dans la tech sont fondées par des femmes.

Or, la France (comme les autres pays) ne pourra se passer de 50% de sa population pour relever les énormes challenges liés à cette 4ème révolution industrielle qui bouleverse déjà le monde que nous connaissons aujourd’hui.

Nous voulons être force de proposition auprès de l’Etat pour lequel l’inclusion numérique est un sujet phare. Avec l’appui de notre membre d’honneur, Salwa Toko, la présidente du Conseil National du Numérique, nous comptons remettre le Livre Blanc au gouvernement début 2019.

– Et après ? Comment imaginez-vous les prochaines actions sur le terrain ? 

L’idée est de retenir les meilleurs idées du Livre Blanc et de les déployer sur le terrain en 2019. Après, je me permets de rappeler que nous sommes toutes et tous des volontaires bénévoles avec des activités professionnelles par ailleurs. Nous ne pouvons pas tout faire, pour être efficace nos actions doivent s’unir à celles des autres associations, et notamment le collectif  Femmes@Numérique auquel nous adhérerons bien entendu.

L’union fait la force !

Pour mettre en place un plan de développement de la mixité dans votre entreprise, contactez Digitaly.[gravityform id=”1″ title=”true” description=”false”]

 

. Photo : crédit @ckrisstyne
. Visuel : crédit @SANDDELA

Femmes et hommes tous égaux… Encore un peu de patience !

Capture d’écran 2014-10-31 à 11.59.22Il faudra encore patienter un peu, juste un peu, c’est à dire 80 ans (81 pour être plus précise) pour espérer atteindre l’égalité hommes-femmes.
Nous pourrons donc célébrer cette bonne nouvelle en 2095 ! Une broutille à l’échelle de notre histoire !
C’est ce que révèle le 9ème rapport annuel sur le “Global Gender Gap”, rendu par le Forum économique mondial.
L’étude, menée dans 142 pays établit une projection de l’évolution des inégalités dans le futur, via des données qui ont été recuiellies pendant 9 ans autour de 4 volets: l’économie, la politique, la santé et l’éducation.
Ces 4 piliers n’évoluent pas de la même façon selon les pays.
Six des 111 pays qui étaient inclus dans le rapport d’origine ont régressé en termes d’opportunités pour les femmes, comparé à leurs situations 9 ans plus tôt. Il s’agit du Sri lanka, du Mali, de la croatie, la Macédoine, la Jordanie et la Tunisie.
Sur le plan politique et économique, les disparités restent grandes. Sur les 142 pays étudiés, aucun n’a éliminé les inégalités hommes/femmes , et seulement 14 pays ont réduit les inégalités sur un plan économique, à hauteur de 80%.
Par ailleurs, l’écart de pouvoir politique mondial entre hommes et femmes demeure à 21 %, ce qui signifie que la femme moyenne possède un cinquième de l’autonomisation politique détenue par l’homme.

Agir pour l’égalité des salaires

Pay for woman.Je lisais il y a quelques jours dans cet article très intéressant de TerraFemina.fr sur les facultés de la femme à gérer de front ses activités professionnelles et familiales, que le salaire « théorique » d’une femme au foyer s’élèverait à 7 000 euros par mois.
Certes, c’est un moyen de valoriser la capacité de la femme à créer de la valeur, à l’échelle sociétale car la famille est aujourd’hui plus que jamais, le socle sur lequel repose notre futur.
Ce que je veux souligner dans ce billet, c’est le fait qu’avant de se poser la question de la valorisation économique des activités liées à la vie familiale, il devient urgent d’agir sur les inégalités salariales au sein même de l’entreprise, qui sont encore bien présentes et qui impactent la vie des femmes, tout au long de leur parcours, de la vie active jusqu’à la retraite.
Et je me demande pourquoi, bien que les chiffres soient sans équivoques et les faits reconnus par tous, les choses demeurent ainsi ! On en parle et puis voilà, on en reste là.
Une étude Dares, très sérieuse et citée maintes fois par nos gouvernements successifs, portant sur les salaires 2009, nous indique que dans les entreprises de plus de 10 salariés, l’écart de rémunération brut annuel entre les femmes et les hommes s’élèvent à 27%, soit presque 1/3 de différence !
Et pourquoi ?

Femmes et hommes, « tous/toutes les mêmes » !

 
 
« Naître fille demain en France ne doit plus forcément équivaloir à de moindres opportunités dans la vie ». 
C’était le témoignage de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, hier à l’assemblée nationale, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur l’égalité hommes-femmes .
Nous sommes en janvier 2014 et comment mieux débuter l’année qu’avec ces convictions qui feront que demain – par la contrainte puisqu’il faut en passer par là pour voir la société bouger – les femmes pourront faire une véritable avancée sur leurs droits, dans la société et aussi dans l’entreprise.
D’ici 2015, Najat Vallaud-Belkacem souhaite que les femmes et hommes soient entièrement égaux.