Une application smartphone pour "coacher" les femmes au travail


Avec pour objectif l’amélioration de la confiance en soi, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des Droits des femmes, a annoncé dans Le Parisien le lancement d’une application pour mobiles et smartphones afin de “coacher” les femmes au travail. La ministre en fait la promotion à l’occasion de la journée de l’égalité salariale.
Une application pour agir sur la confiance en soi 
“Leadership Pour Elles” doit notamment permettre aux femmes de lutter contre “un paramètre qui n’est pas vraiment mesurable: une différence de confiance en soi qui se traduit par des attitudes différenciées au travail“, explique la ministre.
C’est sur la confiance qu’il faut agir, en donnant à toutes les femmes des outils qui étaient jusqu’à présent l’apanage des cadres supérieurs appartenant à des réseaux de grandes écoles“. L’application fournit “des conseils simples efficaces, détaillés et gratuits” afin de “provoquer une prise de conscience”. “C’est du coaching pour toutes“, témoigne Najat Vallaud-Belkacem.
L’application, sitôt téléchargée, propose un quiz d’autodiagnostic” sur le niveau de confiance en soi de l’utilisatrice. En fonction des réponses, l’appli vous ouvre des conseils.
Concernant les salaires par exemple, la ministre souligne que l’application “renvoie sur un simulateur de salaire et un simulateur d’entretien” permettant aux femmes de “mieux se rendre compte des opportunités à côté desquelles elles passent“. “Se comparer aux hommes, prendre conscience de sa valeur, c’est essentiel“, de façon à  faire progresser l’égalité salariale.
Pour ses concepteurs, cette application doit devenir aussi addictive que le jeu Candy Crush, indique le Parisien. “C’est sur la confiance qu’il faut agir, en donnant à toutes les femmes des outils qui étaient jusqu’à présent l’apanage des cadres supérieurs appartenant à des réseaux de grandes écoles”, explique la ministre.

Appelez-moi patronne

femme business
Patronne, féminin de patron. Et presque une insulte féministe…
Faut-il oser conjuguer au féminin des termes qui autrefois, n’appartenaient qu’à un seul genre, le masculin ?
Le masculin l’a souvent emporté sur des statuts auparavant réservés quasi exclusivement aux hommes : auteur, écrivain, patron, entrepreneur, directeur, docteur, ingénieur…
Pourtant aujourd’hui, à l’heure de la parité homme-femme et de l’égalité des chances, n’est-il pas temps de s’interroger sur la psychologie sociale de ces termes encore très souvent utilisés au masculin ?
Sans pour autant se qualifier de féministe intégriste, avec tout ce que les combats récents des Femens et autres organisations qui utilisent un débat agressif pour faire valoir leurs droits implique ; les féministes héroïques, ongles manucurés et talons hauts, doivent-elles renoncer à leurs droits de se faire appeler écrivaine ou patronne ? Simplement parce qu’elle pourraient être perçues comme des féministes radicales ?
Oser parler au féminin dans un monde ou encore l’homme peut être privilégié, et s’imposer en tant que femme d’influence, femme de pouvoir, n’est pas des situations les plus simples à assumer et à revendiquer pour la femme.
Pourtant, des gestes presques anodins, des signes mineurs, peuvent contribuer grandement à prendre part au changement, pour aller vers davantage de parité, d’égalité des chances et de reconnaissance dans l’excercice de nos talents, de nos fonctions.

De la condition féminine

International Women's DayBientôt le 8 avril, Journée Internationale de la Femme.
Est-ce une bonne chose  cette journée de la femme ? Sans doute encore, à l’échelle internationale. La situation de la femme dans le monde est si disparate, parfois si accablante, terrifiante pour nous autres, femmes françaises.
Au fond, je suis assez favorable à cette journée avec le doux vœu qu’un jour, elle soit abolie, pays après pays, parce que la femme n’aura plus ce statut de « genre » à protéger ou à valoriser.
Ce sera une condition comme les autres.
Le bémol que je déplore dans cette Journée très spéciale du 08 mars, c’est qu’elle représente une sorte de « fourre-tout » et au fond, pas grand chose de concret.
Il y a les femmes battues, les femmes qu’on aime, les femmes opprimées, les femmes dépendantes, les femmes laissées pour compte, les femmes d’exception, les femmes exploitées, les femmes qui ont réussi à déjouer les obstacles de la société, les femmes désavantagées, toutes les femmes… Et finalement, regrouper tous ces combats, tous ces cas particuliers montre qu’une fois encore, la femme est considérée avant tout comme un genre, une condition à part.
Mais à part de quoi quand on sait qu’elle représente la moitié de notre population ?

Agir pour l’égalité des salaires

Pay for woman.Je lisais il y a quelques jours dans cet article très intéressant de TerraFemina.fr sur les facultés de la femme à gérer de front ses activités professionnelles et familiales, que le salaire « théorique » d’une femme au foyer s’élèverait à 7 000 euros par mois.
Certes, c’est un moyen de valoriser la capacité de la femme à créer de la valeur, à l’échelle sociétale car la famille est aujourd’hui plus que jamais, le socle sur lequel repose notre futur.
Ce que je veux souligner dans ce billet, c’est le fait qu’avant de se poser la question de la valorisation économique des activités liées à la vie familiale, il devient urgent d’agir sur les inégalités salariales au sein même de l’entreprise, qui sont encore bien présentes et qui impactent la vie des femmes, tout au long de leur parcours, de la vie active jusqu’à la retraite.
Et je me demande pourquoi, bien que les chiffres soient sans équivoques et les faits reconnus par tous, les choses demeurent ainsi ! On en parle et puis voilà, on en reste là.
Une étude Dares, très sérieuse et citée maintes fois par nos gouvernements successifs, portant sur les salaires 2009, nous indique que dans les entreprises de plus de 10 salariés, l’écart de rémunération brut annuel entre les femmes et les hommes s’élèvent à 27%, soit presque 1/3 de différence !
Et pourquoi ?

« Women on boards » : le défi de Viviane Reding

73267c7477576bdb3de76a2c5f41240eSous l’impulsion de Viviane Reding, Vice présidente de la Commission européenne en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté, des écoles de  commerce européennes ont lancé le 12 décembre 2012 une base de données intitulée « Global Board  Ready Women » (Femmes du monde entier prêtes à  entrer dans des conseils d’administration).
Cette liste de 8000 membres montre qu’il existe de nombreuses femmes qualifiées pour contribuer à diriger de grandes entreprises au XXIe siècle et qu’il est temps  de leur permettre d’accéder à  des postes de direction.

Femmes et hommes, « tous/toutes les mêmes » !

 
 
« Naître fille demain en France ne doit plus forcément équivaloir à de moindres opportunités dans la vie ». 
C’était le témoignage de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, hier à l’assemblée nationale, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur l’égalité hommes-femmes .
Nous sommes en janvier 2014 et comment mieux débuter l’année qu’avec ces convictions qui feront que demain – par la contrainte puisqu’il faut en passer par là pour voir la société bouger – les femmes pourront faire une véritable avancée sur leurs droits, dans la société et aussi dans l’entreprise.
D’ici 2015, Najat Vallaud-Belkacem souhaite que les femmes et hommes soient entièrement égaux.

Une publicité féministe signée Pantène nous invite à mettre fin d’urgence aux stéréotypes (et à acheter leurs shampooings, quand même)

http://www.youtube.com/watch?v=kOjNcZvwjxI
Quand les grandes marques commerciales tentent de nous vendre un nouveau produit sous prétexte de célébrer le pouvoir des femmes, les publicités font souvent face à un échec cuisant et bon nombre d’entre nous les regardons avec désespoir, en allant ensuite s’insurger sur Twitter, pour critiquer amèrement ces spots.
Mais de temps à autres une publicité, bien conçue par son agence (ici BBDO Guerrero Manille), nous présente une vision réaliste et inspirante de la femme dans son univers professionnel.
Chère équipe créative de l’agence BBDO en charge de cette campagne Pantène, je vous salue ! Je comprends que même Sheryl Sandberg, la célèbre COO de Facebook, vous ait rendu hommage dans un récent tweet : « This is one of the most powerful videos I have ever seen illustrating how when women and men do the same things, they are seen in completely different ways. Really worth watching ! ».

8 conseils pour gagner en confiance

e48402d6bfb278db3ac42f9610aee03fAvant d’oser demander un poste plus important, une femme attend d’être certaine de remplir les qualités demandées à … 120%. Un homme ? 60%… . C’est ce que nous confie Sandra Dary dans son livre «100% moi ! Comment me faire enfin confiance ?» (Ed. Eyrolles).
Que de vérités cette courte petite phrase peut résumer !
S’écouter, oser, réussir, c’est possible. Il suffit pour cela d’appliquer quelques règles, finalement pas si insurmontables, même quand on est une femme en quête de leadership !
Les hommes ont raison. Trop souvent, par manque de confiance en elles, les femmes restent dans une position d’attentisme, en attendant qu’on remarque leurs performances et leur compétence. Et quand cela ne se produit pas, elles se retrouvent seules, face à leur propre désarroi.
Aussi, au bureau, comme dans la vie, il est important de savoir dire non, de savoir demander et de savoir afficher clairement ses ambitions. Et cela est très souvent directement lié à la confiance en soi.
Pour cultiver cet art ultime de la confiance en soi, voici 8 conseils (et pas un de plus) pour oser, enfin, « aller plus hooooooooooo » !

Catel, la dessinatrice qui croque la vie des femmes libres

catel_couv_benoite_groultCatel Muller, qui publie en utilisant le pseudo « Catel », est l’une des trop rares femmes actives dans le monde de la bande dessinée.
Après Kiki de Montparnasse et la révolutionnaire Olympe de Gouges, Catel Muller et José-Louis Bocquet croquent l’écrivaine féministe Benoite Groult dans Ainsi soit Benoite Groult une biographie dessinée dont la sortie est prévue mercredi, chez Grasset.
Cette bio-graphique s’orchestre autour d’un dialogue très actuel entre deux femmes que plus de quarante ans séparent. La dessinatrice de 49 ans s’y représente elle-même, féministe quadra assumée. « Le féminisme n’est pas une maladie honteuse, c’est de l’humanisme ! ».
C’est en la griffonnant dans ses cahiers Moleskine au fil des années, que Catel a finit par apprivoiser Benoite Groult, « une vraie copine » pour elle.
L’écrivaine s’inscrit en toute logique dans la lignée des autres femmes libres qu’elle a déjà illustrées en bande dessinée.
« Si moi aussi je suis libre, c’est grâce à elles ».
Une très belle initiative de Catel que je salue dans ce billet puisqu’elle va, j’en suis sûre, permettre à un public plus jeune de découvrir la vie de cette femme libre et révolutionnaire qu’est Benoite Groult.
Catel, quant à elle, fait d’ailleurs partie des rares femmes de l’univers très machiste de la BD, qui a du s’inventer sa “propre voie” pour percer dans cet univers artistique. Elle s’inscrit ainsi dans la lignée des dessinatrices militantes et libres, telles que Claire Bretecher, Chantal Montellier ou encore Florence Cestac.
De nouvelles dessinatrices commencent aussi à percer, dans un style de BD plus Girly certes, mais qui laisse aussi s’exprimer la féminité, d’une autre façon, à l’instar de Margaux Motin, ou Penélope Bagieu.
Bravo les filles, continuez à nous montrer la vie et à valoriser la condition féminine au travers de vos croquis.
 
Source : Ouest France 

Le réseau LES ESSENTI’ELLES publie le 1er baromètre des femmes managers

Visuel-Essentielles_format_mediumLe réseau des femmes de BPCE S.A., les Essenti’Elles, vient de publier son premier baromètre des femmes managers, visant à cerner le profil des femmes managers françaises, à analyser leur perception en tant que manager et d’engager une réflexion sur les actions permettant l’accompagnement des femmes. 
La population interrogée dans le cadre de ce baromètre est représentative des « actifs » en situation de management (donc hors indépendants, CDD, secteurs spécifiques comme l’enseignement, ou encore les entreprises de moins de 20 salariés* …). Les managers –définis comme exerçant une fonction hiérarchique sur, au moins, un collaborateur – représentent 45 % de cette population.