Rencontre avec Merete Buljo, une #EuropéenneInTech

Rencontre avec Merete Buljo : une #EuropéenneInTech qui a organisé un boostcamp pour développer la mixité dans le numérique

 

– Pouvez-vous nous raconter votre parcours de la Norvège à …la France ?

 Après mes études à Oslo, et une première expérience professionnelle de professeure des écoles, je suis arrivée à Paris pour apprendre le français. Maîtrisant déjà l’anglais et l’allemand, j’avais envie d’apprendre une langue latine et de profiter pleinement de Paris, une ville que je connaissais déjà et que j’adorais. Finalement, les trois mois prévus au départ sont devenus …30 ans ! Après une master d’Histoire et un 3ème cycle d’Informatique à l’Université de Jussieu, j’ai rejoint l’industrie bancaire.

Pendant une dizaine d’années j’ai exercé tous les métiers dans le domaine informatique. En effet, je suis passée de la programmation à la direction de projets.

Depuis 2000, je pilote de grands programmes de transformation côté « business », tant informatique qu’organisationnelle & méthodologies. Aujourd’hui membre du comité exécutif de Natixis EuroTitres, je suis en charge de la direction « expérience client & transformation digitale ». Avec mes équipes, nous développons des partenariats avec des startups, nous mettons en œuvre des parcours digitaux innovants et assurons la diffusion de la culture et des pratiques digitales dans l’entreprise.

Je garde un lien très fort avec mon pays natal la Norvège, de par ma nationalité et ma famille bien sûr, et aussi en tant que vice-présidente de la Chambre de Commerce Franco-Norvégienne en charge du bureau de Paris.

Un boostcamp pour développer la mixité dans le numérique

Un boostcamp pour développer la mixité dans le numérique

– Comment vous est venue l’idée d’organiser un #BoostCamp : un rassemblement de responsables du numérique fin août ? 

Tout d’abord, il convient peut être d’expliquer l’origine des Digital Ladies ? Quand j’ai débuté sur Twitter début 2015, j’avais tout à découvrir. Assez rapidement, je me suis prise de passion pour cet outil micro-blogging, véritable fenêtre sur le monde. Au-delà des comptes de presse classiques, j’ai identifié des twittos intéressants dans les domaines qui me passionnent : sciences et innovations technologiques et bien sûr, mais aussi management, philosophie et féminisme. C’est comme cela j’ai identifié Emmanuelle Leneuf, éditrice du plus petit mais du plus important média du monde : @FlashTweet ! Bref, pour faire d’une longue histoire ..une histoire courte, avec Emma nous avons eu plaisir poursuivre nos échanges « IRL » (dans la vraie vie) ainsi qu’avec d’autres inconditionnelles du @FlashTweet que j’ai surnommé affectueusement « mes digital ladies ».

L’idée du #boostcamp m’est venue cette année quand j’ai réalisé que cette bande d’expertes du digital, partageant les valeurs de bienveillance et d’entraide, constituait une véritable caisse de résonance sur Twitter totalisant plus de 260 000 followers.

Autant utiliser ce pouvoir d’influence collective pour quelque chose d’utile ! Mettre en lumière les talents du numérique œuvrant pour monde meilleur, et notamment les femmes qui sont pas assez nombreuses dans la tech ! Et comme on adore se retrouver « en vrai », j’ai pensé que le créneau d’une Université d’été était à prendre. Se retrouver fin août était une occasion formidable pour lancer notre association « Digital Ladies & Alliés » avec des hommes porteurs des mêmes valeurs !

 – Pourquoi l’avoir organisé à Aix-en-Provence dans ce lieu @TheCamp alors que vous êtes basée à Paris ? 

Par l’amour du sud ! Mon axe de vie suit un tracé nord-sud : Oslo – Paris – Le Var ! Puis, je voulais un lieu exceptionnel, ouvert sur la nature et exposé au mistral pour symboliser l’ouverture d’esprit et la tempête des cerveaux grandeur nature.

« TheCamp » fut un choix naturel par notre ambition commune de fédérer des talents autour de grands enjeux sociétaux et d’imaginer un futur enthousiasmant et optimiste. C’était un pari : faire venir une centaine de parisiens à Aix-en-Provence pour une journée de débats et de réflexion, ce n’était pas gagné ! Au final, grâce à la mobilisation de « toute la tribu » nous avons été un peu dépassés par le succès : plus de 30 speakers et 170 participants. Nous avons dû même refuser du monde. Notre modèle est basé uniquement sur la cooptation pour garantir la proximité des membres et la sincérité des démarches. Et nous avons été tellement heureux de constater que 14 partenaires nous ont soutenus pour nous permettre de tout organiser dans de bonnes conditions.

– Comment s’est déroulée cette journée du vendredi 31 août ? Qu’en retenez-vous ?

Comme nous l’avions rêvé, la journée fût dynamique et collaborative, orientée autour de trois axes :

-Learn from each other : présentation de l’écosystème local, suivi d’ateliers de partage et d’apprentissage, animés par des membres de la tribu

-Inspire to empower : des keynotes/débats en plénière entre speakers et public, orientés « Tech For Good »

-Make a change : lancement de la rédaction d’un Livre Blanc collectif avec des propositions pour renforcer le rôle des femmes dans le numérique

Je retiens un énorme enthousiasme et beaucoup sincérité dans les partages, et près de 5000 tweets le 31 août ! Cet engagement est très encourageant pour la suite, car nous ne voulons pas en rester là !

– Vous avez appelé à la réalisation par les congressistes d’un livre blanc à destination de l’Etat ? Pour quelle date pensez-vous réaliser ce document ? 

Oui, en effet. Le lancement du Livre Blanc collectif « Mixité & Performance numérique » c’était le but ultime de la journée. Pendant le mois de septembre, tous les adhérents à l’association « Digital Ladies & Alliés » pourront y contribuer avec leurs propres propositions d’actions concrètes afin d’accroitre le nombre et la visibilité des femmes dans le numérique, dès le plus jeune âge.

Il y a urgence. Depuis plus de 30 ans, la parité dans les filières numériques se dégrade. Seulement 33% des salariés dans l’industrie numérique sont des femmes, dont 75% dans les fonctions supports (RH, administration, marketing, communication). Moins de 10% des startups dans la tech sont fondées par des femmes.

Or, la France (comme les autres pays) ne pourra se passer de 50% de sa population pour relever les énormes challenges liés à cette 4ème révolution industrielle qui bouleverse déjà le monde que nous connaissons aujourd’hui.

Nous voulons être force de proposition auprès de l’Etat pour lequel l’inclusion numérique est un sujet phare. Avec l’appui de notre membre d’honneur, Salwa Toko, la présidente du Conseil National du Numérique, nous comptons remettre le Livre Blanc au gouvernement début 2019.

– Et après ? Comment imaginez-vous les prochaines actions sur le terrain ? 

L’idée est de retenir les meilleurs idées du Livre Blanc et de les déployer sur le terrain en 2019. Après, je me permets de rappeler que nous sommes toutes et tous des volontaires bénévoles avec des activités professionnelles par ailleurs. Nous ne pouvons pas tout faire, pour être efficace nos actions doivent s’unir à celles des autres associations, et notamment le collectif  Femmes@Numérique auquel nous adhérerons bien entendu.

L’union fait la force !

Pour mettre en place un plan de développement de la mixité dans votre entreprise, contactez Digitaly.[gravityform id=”1″ title=”true” description=”false”]

 

. Photo : crédit @ckrisstyne
. Visuel : crédit @SANDDELA

Réseaux Sociaux : l’humain au cœur du "jeu" et non du "je"

Les Réseaux Sociaux : le triptyque gagnant 

En une quinzaine d’années, les réseaux sociaux sont venus bouleverser la communication et l’information personnelle et professionnelle. Quel est donc le moteur de cette nouvelle vague interactive ? Sans nul doute, c’est bien l’usage -par des centaines de millions de personnes- qui a emporté nos habitudes de contacts, balayé les verticalités hiérarchiques et a amené un nouveau mode de liens grâce à une transversalité inédite.

La forte accélération voire l’instantanéité de l’accès à des images, des textes, des vidéos.. a aussi fait voler en éclat les espaces géographiques et la notion de « média de l’immédiat » -débarrassée de toute grille du temps et de place- a fait le reste.

La virtualité 

Dès qu’on évoque les « réseaux sociaux » les réactions sont souvent passionnées notamment par ceux-celles qui …ne les pratiquent pas.

À dessein, le choix du verbe « pratiquer » trouve tout son sens dans cet exercice auquel on peut s’adonner comme un sport auquel on s’essaie.

Soit à titre individuel (personnel) soit de façon liée à un expérience collective (entreprise, association…) se profile la possibilité d’explorer, de découvrir ces nouveaux univers, d’essayer, de tester en forme de « test and learn » cher aux Anglo-saxons.

Essayer, c’est accepter d’aller vers un monde inconnu et pas si virtuel qu’il est imaginé ou même fantasmé voire décrié. Tout simplement, ayons à l’esprit pour la plupart du temps (à l’exception des chatbots utilisés souvent pour fabriquer des #fakenews) que c’est un être humain qui agit.

Création d’un compte, animation, publication, interactions, contact, lien…

La réalité

Bien entendu, les récentes affaires qui ont secoué le géant Facebook peuvent renforcer l’appréhension de ceux qui hésitent à plonger dans ce monde digital.

En effet, apprendre que le premier réseau social a utilisé nos données à des fins publicitaires et surtout en le dissimulant, c’est quelque peu effrayant.

À la fois, il est à remarquer que pour la plupart de nos informations personnelles et-ou professionnelles sont fournies par nous-mêmes avec plus ou moins de conscience.

On peut se demander comment et pourquoi les citoyens du monde entier ont rejoint les plateformes sociales ?

En trois chiffres d’avril 2018, on note :

– 3,8 milliards d’internautes (environ un habitant sur deux pour la 1ère fois) ont accès à Internet

– 3 milliards de personnes sur les réseaux sociaux

– 2,8 milliards d’utilisateurs y accèdent via leur mobile.

Quand on échange avec des socionautes pour comprendre pourquoi ils sont devenus des usagers quotidiens de ces médias ? Les réponses sont variées et quelques fois multiples.

On relève :

. La vitesse d’accès à l’information

. L’interactivité entre les internautes

. Le lien possible avec n’importe quelle personne

. La rapidité d’accès à un contact

. Le service rendu à ses clients (suivi et résolution d’une problématique)

. La présence de sa marque préférée

. Le gain possible de cadeaux (jeux)

. La visibilité de son entreprise

Les items sont donc nombreux et non exhaustifs.

Le lien 

Savez-vous en quelle année a été créé le premier réseau social en ligne ?

Beaucoup répondront « Facebook en 2004 ».

Un coup d’œil dans le rétroviseur indique qu’il faut remonter à 1995 pour découvrir que l’Américain Randy Conrads a créé «Classmates.com » un média social pour que des élèves (collèges, lycées, écoles primaires) puissent se retrouver.

Les « réseaunautes » – après avoir eu le plaisir de partager pendant une longue période -sur un ou plusieurs réseaux- des informations liées à leurs sujets de prédilection, agi et/ou interagi entre eux sur des actions spécifiques, ils font souvent l’expérience de « l’IRL » ? In Real Life.

Exactement le passage du « virtuel » (échange sans connaître la personne via un outil en ligne) à une rencontre physique dans la vie réelle.

C’est presque toujours une constante qui est identifiée : l’impression de se connaître déjà et la conversation continue de façon simple. Les affinités, les valeurs, les circonstances peuvent amener à un projet commun sur l’emploi. (1)

Finalement, l’humain au cœur du jeu et non du je. 

Les réseaux sociaux, les autres supports, les écrans sont des facilitateurs de liens, des incubateurs d’idées, des accélérateurs d’actions individuelles et collectives pour peu que chacune et chacun veuille apporter, agir au quotidien pour un monde meilleur.

C’est la raison pour laquelle l’acculturation aux nouveaux usages du numérique au sein des entreprises implique de se former régulièrement aux réseaux sociaux, en mettant la pratique au centre des apprentissages.

Créer du lien dans les organisations et avec l’extérieur pour innover, c’est ce que nous prônons dans le cadre des formations Digitaly que nous délivrons auprès des directions et des équipes de management.

Pour aller plus loin et se former avec Digitaly aux réseaux sociaux : cliquer ici

(1) À découvrir comment le hashtag #i4emploi a mobilisé des milliers de twittos au secours des demandeurs d’emploi 

https://solutions.lesechos.fr/equipe-management/c/tedxladefense17-un-hashtag-pour-lemploi-et-pour-se-reconnecter-avec-les-recruteurs-7771/

Les chiffres des réseaux sociaux : avril 2018

https://www.blogdumoderateur.com/social-life-2018/

 

Mounir Mahjoubi «Le numérique ? un secteur de croissance où il y a le moins de femmes »

 

Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au numérique, était l’invité de Dipty Chander présidente de l’Association EmmaEpitech qui fêtait, vendredi 13 avril, son quatrième anniversaire. Engagé pour plus de mixité et de diversité dans le digital, il en explique les raisons. 

 

« En 2018, en France, il manque 50% de l’humanité dans le numérique. C’est un problème pour la société et les entreprises. Il y a urgence à agir. Les jeunes filles doivent entrer dans les études informatiques aujourd’hui pour être les leaders numériques de demain”.

 

Le Secrétaire d’Etat rappelle la nouveauté du tronc commun des sciences informatiques au lycée pour tous les élèves en lien avec l’Education Nationale. 

 

Il évoque aussi l’initiative de la création de « femmes@numériques » pour rassembler toutes les forces vives des associations et promouvoir les femmes du numérique à travers une série d’actions communes. Et il espère qu’une fondation pourra voir le jour sur ce sujet.

 

Il ajoute : “La problématique d’inclusion des femmes dans l’intelligence artificielle c’est d’arriver à détecter les biais de l’IA et de se fixer une norme sociale à atteindre. Nous travaillons sur notre capacité publique d’évaluation de ces biais » 

 

– Extraits d’interventions de quelques autres intervenants.nantes lors de cette conférence. 

Aurélie Jean, CEO de InSilicoVeritas

« Il faut chercher une diversité exemplaire plutôt qu’une égalité parfaite. C’est le seul moment de l’humanité où les femmes ont les mêmes opportunités que les hommes pour créer le tissu social de demain »

Anthony Babkine, DGA de l’agence TBWA et co-fondateur de @Diversidays

« Mon ambition future c’est surtout l’inclusion de manière générale, dans le numérique. On va avoir besoin de beaucoup plus de politiques volontaristes dans les entreprises. Des actions à faire pour mettre en avant des rôles modèles qui ont peu de visibilité »

Emmanuel Carli, DG Epitech 

« Quand je suis arrivé à l’école, je n’étais pas aligné avec ce qu’il se passait à Epitech au niveau de la mixité. Il a fallu faire un grand ménage et prendre le sujet au sérieux. Nous avons vraiment à modifier la façon de parler de l’informatique. Nous devons indiquer la mission globale et pas le côté technique. En médecine, par exemple, il est toujours évoqué la finalité (soigner, guérir..) et pas des moyens pour y arriver. C’est essentiel. C’est aussi important de continuer à expliquer le pourquoi de la mixité et la diversité dans la « fabrication » de toute l’informatique. C’est un enjeu d’avenir. C’est urgent.

Clara Jean, doctorante en économie digitale 

Réalisation d’une thèse sur la discrimination des femmes dans les publicités digitales. Elle s’est posée la question suivante : «Est-ce que les algorithmes reproduisent les stéréotypes existants sur le on-line ? »

« Réseaux Sociaux : Les filles reçoivent moins d’impressions que les garçons dans les pubs malgré qu’elles aient cliqué davantage sur celles-ci. Le réseau n’adapte donc pas son display -malgré les résultats d’impressions- envers les filles. L’algorithme de Facebook discrimine les filles dans certains messages publicitaires.

Si les filles ne s’engagent pas dans les filières numériques c’est simplement parce qu’elles n’ont pas la possibilité d’avoir accès à cette information »

Louis-Serge Real del Sarte, Président l’agence YLFLY

«Souvent les annonces de recrutement révèlent du sexisme. J’ai été impressionné quand j’ai vu le film « Les figures de l’ombre » où l’on découvre notamment l’incroyable parcours de Katherine Johnson qui a  contribué aux succès des programmes aéronautiques et spatiaux de la NASA dans les années 60.

Natacha Quester-Simeon CEO de YouArehere / porte-parole de JamaisSansElles et Sacha Quester-Simeon CTO de YouARhere 

«Nous avons créé @EllaAgent, l’agente intelligente au service de la mixité. On a appris à ELLA à voir le monde à travers la perception de #JamaisSansElles. Aujourd’hui c’est via une newsletter qui diffuse les cinq meilleures informations sur la mixité.

 

Digitaly est fière d’avoir été partenaire de cet événement – anniversaire

de l’association de EmmaEpitech présidée par Dipty Chander

pour plus de mixité dans le numérique. 

 

#RGPD : Les données personnelles ? Enjeu sociétal et économique 

Au moment où beaucoup d’interrogations, de doutes et de questions voient le jour sur l’utilisation des données personnelles des citoyens.nes par les entreprises, en France, le #RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) rentre en application légale fin mai pour les entreprises.

Ce nouveau texte est commun et référent en Europe.

On peut considérer, que pour la première fois, ce règlement est une avancée majeure dans la défense des droits d’usage du numérique -au sens large- pour chaque citoyen.ne.

 

En effet, le récent scandale touchant Facebook « Cambridge Analytica » a montré la nécessité de réguler ce marché et cette utilisation des données par toutes les entreprises. Pour mémoire, le premier réseau social au monde a récupéré les données de  87 millions de personnes. Des fichiers siphonnés et exploités sans autorisation des individus.

 

Gilles Babinet,  digital champion de la France auprès de la Commission européenne, a utilisé des mots forts pour saluer le vote de ce texte « Pour moi, le RGPD est un texte historique. C’est un texte qui, demain, se comparera peut-être au code civil et aux droits sociaux. Le code civil a été un marqueur de la première révolution industrielle, les droits sociaux de la deuxième. La troisième révolution industrielle, le RGPD ? Ce peut être un marqueur important » (1)

 

Qui est concernée ?

N’importe quelle entreprise qui collecte, utilise ou/et conserve des données personnelles, doit être conforme au RGPD.

Ajoutons aussi que ces nouvelles dispositions ont un vrai lien pour renforcer la cybersécurité. En effet, la mise en place d’actions techniques et informatiques sera nécessaire pour garantir la meilleure protection des fichiers comprenant tout ou partie des données personnelles.

 

Digitaly a rassemblé pour vous les points essentiels de ce dossier #RGPD 

#RGPD >> Le texte officiel voté 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do?idDocument=JORFDOLE000036195293&type=general&typeLoi=proj&legislature=15

Guide du RGPD par la BPI 
https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Guide-RGPD-Passez-a-l-action

 

✔️ Pour les particuliers 

Vos données personnelles : comment savoir ? Ici ⤵️ 

Facebook 

Twitter 

Amazon : mail 

Uber : privacy@uber.com

Google  

 

✔️ Pour les entreprises 

. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) – Se préparer en six points : cliquer ici

. Huit mythes à déconstruire : cliquer ici

. Les explications par article de Loi : cliquer ici

. Test pour votre entreprise : cliquer ici

(1) Interview complète de Gilles Babinet 

 

Startup Syllabs : un duo mixte pour révolutionner le journalisme

Digitaly accompagne l’innovation sociale et économique, avec un regard très particulier sur les équipes fondatrices et la complémentarité de leurs profils.

Dans cette démarche, nous sommes allés à la rencontre d’un duo de fondateurs inspirants, dont la mixité est une force pour innover.

#Back2theFuture !

Helena Blancafort et Claude de Loupy ont créé la startup Syllabs en 2006.

Le projet de départ consistait à effectuer automatiquement le traitement -des textes- de diverses langues. Pour cela, ils ont sollicité des chercheurs pour construire leur algorithme et -en 2011- ont réussi à sortir leur premier moteur de rédaction.

C’est avec l’actualité politique et les élections départementales et régionales en 2015 que la startup parisienne voit sa notoriété exploser.

En effet, le Groupe « Le Monde » -grâce à un moteur innovant de rédaction réalisé par  Syllabs – a pu couvrir ce rendez-vous politique pour les 36.000 communes.

Environ 1 million de contenus ont été disponibles … en 24h.

Par la suite, plusieurs autres acteurs de l’Internet de secteurs variés tels que l’immobilier, le tourisme, le webmarketing se sont à leur tour intéressés à ces robots fournissant des contenus adaptés à la marque en les utilisant pour leur propre compte.

Exemple : une annonce immobilière -d’un même bien- peut être déclinée de manière différente, à travers plusieurs textes, de façon automatique pour divers opérateurs, réseaux, agences du secteur.

 

À la mi-mars 2018, Syllabs -devenu un des leaders mondiaux de production automatique de contenus-, a annoncé une levée de fonds de 2 millions d’euros.

Un tour de table réussi auprès de WWWalley, Ouest-France et BNPPariBas pour renforcer son potentiel.

Aujourd’hui, les USA sont plutôt sur la maîtrise de l’accès à l’information. Notre aspiration s’oriente à ce que la France – et plus encore l’Europe- puisse en maîtriser la production, précise Claude de Loupy.

Actuellement, Syllabs compte déjà dix-huit salariés avec une parité parfaite de neuf hommes et neuf femmes basés en région parisienne.

Avec le renforcement de ses finances, la startup compte s’agrandir à Paris et aussi se développer à Nantes où Helena Blancafort et Claude de Loupy estiment que la capitale des Pays de la Loire excelle dans le domaine du numérique.

 

Lien article sur levée de fonds Syllabs  – frenchweb 

https://www.frenchweb.fr/syllabs-2-millions-deuros-pour-accelerer-le-deploiement-de-sa-solution-de-production-automatique-de-textes/319024

 

Alban Jarry : les réseaux sociaux comme assurance du lien

Les réseaux sociaux ? Le numérique ?

Alban Jarry peut en parler des heures, témoigner, partager avec une vraie passion et une certaine émotion sur ce que lui inspire ce nouveau monde.

Professionnel et expert reconnu du digital, il ne cesse de s’émerveiller du pouvoir de connexion de ces nouvelles technologies qui permettent à des hommes et des femmes de se rencontrer autour de projets, d’idées.

 

C’est en 2016 qu’Alban Jarry lance un sondage et avec les résultats, il rédige son premier livre blanc “612 rencontres sur les réseaux sociaux”.

Sensible à la poésie, il remarque que “Le nombre 612 est étonnant puisque le Petit Prince (Saint-Exupéry) était parti de l’astéroïde B612”.

Ce passionné de digital souligne que depuis voir, en temps réel, naître, croître des startups ou des initiatives d’entreprenariat – à partir de ces échanges – est une chance. Jamais sans cet étonnant réseau social qu’est Twitter cette histoire n’aurait été possible“. 

 

Il est utile d’évoquer l’étude du “MIT Sloan Review” (2015) réalisée sur des salariés.ées travaillant sur “le thème de l’analyse organisationnelle du réseau”. Des centaines d’idées soumises par les employés sont étudiées. Puis leur comportement a été corrélé avec leur utilisation de Twitter.

 

Trois conclusions en ressortent :

– Les employés utilisant Twitter ont de meilleures idées que ceux ne l’utilisant pas,

– Forte corrélation entre la diversité du réseau Twitter et la qualité des idées,

– Les Twittos sont des chercheurs et des connecteurs d’idées.

Fin 2017, Alban Jarry invite des twittos à réfléchir et s’exprimer sur le sujet suivant “L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ?” . 

 

Ce sont quelques 186 personnes qui répondront sur cette thématique. Et quand on commence à se plonger dans la lecture des publications, on se laisse emporter autant par des bouts d’histoires professionnelles que par des ressentis personnels, des morceaux d’expériences partagées.

 

L’innovation est là par la diversité des parcours, des essais, des sensibilités, des positionnements. 

 

Digitaly est fière d’avoir apporté – au travers d’une tribune de Dominique Crochu (2.38 – p 92) – sa contribution  à ce thème inspirant sous le titre “Twitter ? un accélérateur de rencontres en mode #3C »

digital twitter lien entreprises

Alban Jarry assure un lien certain et fédère une communauté de twittos et plus encore. Il permet aussi par son altruisme de mettre sur le devant de la scène des centaines de twittos de l’ombre.

C’est en cela un véritable innovateur d’humanité.

 

Découvrir le livre blanc : 

Livre Blanc « L’accès à l’#information et aux #RéseauxSociaux rend-il plus innovant.e ? » (#612Rencontres #TransfoNum)

L'intelligence artificielle sera-t-elle influente sur la mixité ?

L’intelligence artificielle n’échappe pas aux biais genrés. L’innovation non mixte ne favorise pas l’émergence de produits et de services qui prendront en compte toutes les mixités, le genre, les âges, les origines ethniques…

C’est ce que nous révèle une étude publiée par le site du MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui vient nourrir la réflexion. Les algorithmes utilisés dans la reconnaissance faciale des individus seraient excessivement basés sur une banque de photos d’hommes blancs. Avec pour conséquence des différences d’efficacité selon le genre et la couleur de la personne sur laquelle cette reconnaissance faciale s’applique.

Source : Breizh-info – lire l’article ici

Un sujet clé de l’accompagnement Digitaly aux côtés des directions Innovation et Transformation Numérique des entreprises, que nous avons aussi suivi de près en janvier, avec notre présence à la conférence “L’influence de l’intelligence artificielle sur la diversité femmes-hommes”.

Organisée par Emeline Bourgoin, Directrice de la Communication du groupe AXA et Dipty Chander, présidente de l’association E-mma France (promotion de la mixité dans l’IT), l’événement fut l’occasion de s’interroger sur l’IA, ses opportunités et ses risques pour une innovation inclusive.

La salle était comble et comptait qui plus est près de 30% d’hommes. Une présence mixte qui n’a pas manqué de faire son effet avec les applaudissements de tout le public.

Retour sur les prises de parole des intervenants :

IA et genre stéréotypes

Emeline Bourgoin, Directrice de la Communication

Tout commence par l’éducation. AXA soutient des actions avec l’initiation à la robotique et à la programmation auprès d’enfants. L’intelligence artificielle est désormais un enjeu majeur puisqu’elle recouvre l’innovation sociale, économique et technologique”.

Dipty Chander, Manager Microsoft 

Après la présentation du robot Nao qui accueille le public, Dipty Chander intervient “C’est quoi l’AI ? Un objet capable de réfléchir et de prendre des décisions en fonction de l’environnement dans lequel il se situe. C’est une incroyable révolution. L’AI sera ce qu’on en fera. L’ordinateur quantique, c’est la continuité de l’AI. Il peut réfléchir 4 fois plus vite. C’est pour cela que pour @EmmaEpitech” il faut absolument que l’IA soit conçue dans un milieu culturel diversifié“.

Carole Ramade, DG de Paris Pionnières

Il est nécessaire de regarder l’Histoire pour comprendre certains phénomènes. Aux USA, on a vu beaucoup de pionnières dans l’informatique dans les années 1960 (1). La “pub” TV -à grande échelle- est arrivée avec les stéréotypes que l’on connaît encore. Les hommes, on les a vus en informaticiens, puis en “geek”, et les femmes à l’écart de la Tech.

On a encore aujourd’hui à combattre cela et montrer des parcours de femmes. J’étais au #websummit au Portugal. Certains hommes ont des idées effrayantes pour l’utilisation de l’AI. Donc double raison d’associer des femmes aux travaux de réflexion sur ce sujet ».

Guy Mamou-Mani, Co-Président Open-Groupe et co-président de l’association de #JamaisSansElles

Il n’y a pas d’informatique hommes ou femmes, il faut casser cette idée. Les filles sont fortes en mathématiques ! (avec humour) Qu’elles arrêtent de faire médecine 😉 La mixité est indispensable dans l’informatique.

Médias : “Vous demandez à un homme de venir parler de l’intelligence artificielle, il n’y connaît rien. Il y va. Une femme ? “mais non, je ne suis pas sûre”. Allez-y ! La mixité, c’est pour avoir un meilleur monde pour chacun et chacune”.

Conférence sans femmes ? “J’ai fait le choix de ne pas participer peut-être à une vingtaine de tables rondes s’il n’y avait pas de femmes. Assez souvent, les organisateurs n’en ont pas forcément conscience”.

Moojan Asghari, co-fondatrice de @StartupSesame, présidente de @Women_in_AI

En Iran, 70% des femmes sont ingénieures. En fait, dans notre éducation, nous constatons que c’est un métier qui attire les femmes. C’est plutôt un manque d’hommes dans notre univers pour la mixité. Je crois que c’est un problème d’orientation en France notamment vers les 15 ans. J’entends, nous constatons que souvent les professeurs découragent les filles qui veulent prendre une filière informatique ou technique. Ceci explique pourquoi il y en a quand même peu encore maintenant”

Cécile Wendling, Directrice de la prospective du Groupe AXA, élue femme digitale de l’année 2017 

Ce qui caractérise notre action ? C’est que nous investissons le changement avec des solutions concrètes. Nous testons, formons, accompagnons la transformation culturelle et organisationnelle. C’est comme cela qu’on change la donne. Il faut préserver en particulier toute forme de diversité. Et ce n’est pas une question de technologie, c’est une question de culture d’entreprise“.

En 2018, ce sont 77% des entreprises de plus de 500 employés qui ont l’ambition de déployer au moins un projet d’intelligence artificielle (source Microsoft). Quelle sera la part des femmes conviées à participer à ces nouveaux axes de travail des sociétés ?

La force de l’exemple, de la référence, du modèle nous semble, au quotidien, un levier indispensable envers la jeunesse pour les garçons et les filles. Si cette action prend du temps, beaucoup de temps, alors nous devons être en mode de réelle accélération avec tous les hommes et les femmes convaincus de l’urgence à mettre en avant les “RoleModel”…

(1) NB : Le film “Les figures de l’ombre – Hidden Figures” sorti en 2016 retrace le parcours et le portrait de femmes ayant participé aux programmes aéronautiques et spatiaux à la NASA en 1969)

Les Figures de l’ombre

Les Figures de l’ombre Bande-annonce (3) VF

Interview Entrepreneure : Marianne Gazeau, fondatrice Foot d'Elles

Marianne Gazeau “Dès que je prends une décision, je vais jusqu’au bout…”

Rencontre avec Marianne Gazeau, CEO de Sésame qui accompagne les entreprises sur l’intelligence stratégique se développant à l’international.

Au cœur de son entreprise, elle a créé un projet citoyen « Dribbler les différences » porté par une association -qu’elle préside- relayée par le site internet FootdElles.

Convaincue que le sport et le football en particulier sont des leviers d’émancipation pour les femmes, Marianne Gazeau a bien voulu répondre à notre questionnaire à la façon de celui de Proust.

Enfant, aviez-vous un modèle, un héros, une héroïne qui vous faisait rêver ?

C’est difficile. Je pense à mon père. Il était cardiologue et m’impressionnait beaucoup. Il était très distant avec nous et très sévère. Je me souviens avoir éprouvé une immense fierté le jour où je l’ai vu arriver dans la cour de récréation. Je devais avoir 9 ans. Il venait soigner une religieuse (j’étais dans une école catholique). Au moment où j’allais me précipiter vers lui, une religieuse m’a demandé de ne pas bouger et de faire comme si je ne le connaissais pas. Sa visite devait rester secrète…

En 2017, quelles personnes vous inspirent ?

 Beaucoup de personnes qu’elles soient connues ou inconnues au hasard de mes rencontres, qu’elles soient vivantes ou pas.

Les incontournables : Barak Obama, Jeanne Moreau, Edgar Morin, Simone de Beauvoir, Michel Serres

Des personnes dont je suis le parcours et qui me font avancer : Meryl Streep, Malala Yousafzai, Marlène Schiappa, Pierre Rabbi, Thomas Piketty, Stéphane Pallez, Sarah Ouramoune, Rokia Traore, Agnès Varda, le sociologue et grand ami Didier Lapeyronnie, Corinne Diacre.

Enfin des personnes que je croise :

– Christian, qui traverse le monde en vélo du pôle nord au pôle sud que j’ai croisé en Colombie,

– Sarah qui à 22 ans est partie, seule, avec sac à dos, faire le tour de l’Asie, – Raouf, le Tunisien qui, à 99 ans, est devenu artiste peintre…

Je ne peux pas tous les citer mais il y en a plein d’autres…

Quel est votre principal trait de caractère ?

Dès que j’ai un objectif et que je prends une décision, je vais jusqu’au bout, quelque soient les difficultés. Je suis tenace et ne lâche rien…

Quelles sont les qualités que vous préférez chez quelqu’un ?

Avant tout son ouverture d’esprit, puis son honnêteté, son ambition, sa capacité à faire passer des messages même s’ils ne sont pas agréables à entendre.

Quels sont les engagements que vous appréciez ?

Tous les engagements qui permettent plus d’égalité dans notre monde d’aujourd’hui. Tous les engagements pour protéger notre planète. Je préfère les petits actes aux grandes déclarations.

Quelle est votre plus grande réussite ?

Mon entreprise Sésame. Je suis fière d’avoir investi dans l’humain et créé des emplois plutôt que dans la pierre ! Nous avons, avec l’ensemble de mes salariés, traversé des tas de difficultés et sommes toujours là, plus forts que jamais…

Votre sportive préférée ?

Laura Flessel. Elle a excellé dans sa discipline (escrime – épée), quintuple médaillée olympique et plusieurs fois Championne du Monde ! Aujourd’hui Ministre des Sports, elle est engagée dans sa vie depuis longtemps. Elle aussi fait partie des personnes inspirantes pour moi.

Votre sportif favori ?

Je n’en ai pas vraiment… je citerais Teddy Riner et Yannick Noah. Ces deux personnes m’impressionnent beaucoup. J’aimerais les rencontrer

Votre rêve le plus grand ?

Mais … j’ai plein de rêves ! Alors, un des plus grands serait de créer un lieu inspirant pour découvrir de nouveaux talents quelque soit l’âge des personnes. Un lieu décalé qui mélangerait des personnes reconnues “talentueuses” et d’autres en pleine recherche…

Vous avez créé l’événement #FootWorking – Quels sont vos espoirs pour cette organisation qui a déjà connu deux succès (2016 Lyon / 2017 Bordeaux) ? 

Notre concept est de développer la pratique du football par les femmes dans les entreprises. En effet, en dehors du côté sportif, c’est un fabuleux outil de cohésion et de reconnaissance dans des organisations encore trop dominées par les hommes.

Concrètement nous organisons tous les ans un tournoi associé, ensuite, à une conférence, à des débats. L’originalité de cet événement est de changer de ville chaque année. j’espère pouvoir créer un véritable réseau autour de cette organisation et en faire d’ici quelques années un événement national !

Votre définition de la mixité ?

Bien vivre ensemble grâce à la différence de genre, de culture, de milieu social et d’âge.

# La Mixité, une valeur récompensée aux Trophées Sport Responsable Generali 

Les délibérations du jury des Trophées du “Sport Responsable” organisés par l’assureur Generali ont sélectionné, début novembre, des projets socialement innovants.

Dominique Crochu, membre de la Commission Femmes et Sports du Ministère des Sports nommée en 2017, est intervenue aux côtés du Président du jury Sébastien Chabalancien international de rugby, avec les autres expert.e.s réuni.e.s.

Reconnue pour son expertise du sport et de la diversité, elle a contribué aux évaluations des candidatures en étudiant plus particulièrement les notions de mixité et d’inclusion des différents projets candidats.

Vingt-et-une structures sportives exemplaires en matière d’accessibilité, de mixité, de santé et prévention, d’éco-responsabilité, d’insertion ou encore d’actes citoyens seront conviées dans les prochains jours par l’assureur Generali à la remise des trophées du “Sport Responsable”.

Celle-ci aura lieu le jeudi 14 décembre à Paris au Pavillon Champs-Elysées.

Pour cette 6ème édition, 250 entités dans 39 disciplines ont répondu à l’appel “Sport responsable”.

Le sport et le digital sont un tandem de passion (à lire sur avenirdusport.com) encore une fois démontré par ce temps fort des délibérations qui a été fortement relayé sur les réseaux sociaux.

Le #LiveTweet a touché 417.545 comptes  et généré 640.296 impressions. 

Dominique Crochu, Associée Digitaly : « Nous avons chacun des arguments et c’est vrai que la délibération du jury “Sport Responsable” permet un vrai débat. Je suis toujours extrêmement émue par l’engagement de femmes et d’hommes auprès de leurs clubs. Chaque dossier était magnifique ! »
Les autres réactions du Président Sébastien Chabal et des membres du jury des Trophées Generali : cliquez ici 

Award 2017 pour Digitaly primée au #WEF d’Angers

Le World Electronics Forum (WEF) est piloté par Gary Shapiro, le boss du Consumer Electronics Show (CES),  le plus grand salon du monde du numérique à Las Vegas (Edition 2018 : du mardi 9 au samedi 12 janvier).

Pour la première fois, le WEF se tenait en France et pour la seconde fois en Europe (Londres 2005). Ce sont en effet les pays d’Asie et les USA qui ont trusté les précédentes éditions en raison de leur avance globale dans les domaines de la technologie, le numérique, et l’électronique.

Christophe Béchu, Maire d’Angers et Corinne Busson-Benhammou, Directrice des relations extérieures pour la FrenchTech d’Angers ont réussi le tour de force de décrocher ce rendez-vous électronique mondial qui s’est tenu du jeudi 27 au samedi 29 octobre 2017.

Des conférences, des rendez-vous des talks étaient organisés, ainsi qu’un campus réservé aux startups pour favoriser les échanges notamment avec le forum des décideurs.

Sandrine Charpentier, CEO de Digitaly, sollicitée pour un « Top Keynote » présentait une vision moderne de l’innovation dans l’entreprise sous le prisme transversal de toutes les mixités.
Évoquant à la fois,
– cette période particulière de nos sociétés dans le contexte des futures technologies et leurs effets encore imprédictibles,
– des opportunités de marché supérieures à faire travailler des équipes mixtes,
– de la créativité inégalée en inscrivant la diversité des profils dans les études,
– de l’attractivité pour rassembler des parcours intergénérationnels (Mentoring / Reverse Mentoring),
– d’une réelle inclusion des publics différents par leur inventivité à répondre à des besoins souvent ignorés (handicap…).
Les valeurs de Digitaly s’inscrivent dans cette nécessité de full inclusion pour une innovation totalement ouverte au service des hommes et femmes.

L’Etat par son Premier Ministre Edouard Philippe, vendredi soir, envoyait un message fort aux 24 délégations internationales sur la volonté de la France d’inscrire le pays au coeur de l’innovation par tous et toutes.
L’essentiel de son discours, à lire ici .

Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au Numérique, en fin d’après-midi, rencontrait les différents acteurs et actrices de la région et notamment les startups invitées au WEF : Makidoo, Meyko, Gaspard, Living Packet, My Welper... L’occasion d’annoncer son tour de France des startups, programmé dans les prochaines semaines avec l’objectif d’aller à la rencontre des acteurs de l’innovation en région.

Samedi, le salon se terminait par la proclamation des awards 2017 du #WEF par Christophe Béchu et Gary Schapiro.

 

Sandrine Charpentier recevait, de la part du Comité du WEF « le trophée de la femme entrepreneure 2017 ». La CEO de Digitaly remerciait chaleureusement le jury en rappelant que l’innovation a le besoin fondamental de toutes les diversités pour plus de sens, et d’humanité.

 Replay des interventions et top keynotes : cliquez ici